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29/04/2006
A Poem A Day Keeps The Bullshit Away
A l'impossible nul n'est tenu
Car sur un fil aussi ténu
Fût -il utile , je suis perdu .
Comme le serpent rèclame sa mue
Ou la mariée qui se rêve nue
Aux larmes je ne m'habitue.
10:31 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27/04/2006
Anna Et Moi : Anna Ternheim Au Grand Mix
Il y a du Jean Seberg en Anna Ternheim , ce curieux mélange de douceur et de sensualité un peu sauvage , qui m'émeut particulièrement ,mais surtout comme elle le dit " des chansons plus grandes que celle qui les écrit" , où l'intimité la plus vive s'allie à la sobriété dans une humilité confondante qui la verra proposer simplement ces cds à la sortie du concert, avec un mot gentil pour le timide admirateur fauché que je fûs ce soir là.
Cette jeune songwriteuse de 27 ans ( double disque d'or en Suède ) laisse affleurer l'autenthicité et la profondeur douloureuse des sentiments blessés . Elle porte en elle quelque chose d'une survivante et n'en fait pas tout un plat.
Elle se réapproprie cranement la " China Girl " de Bowie et en livre une interprétation aussi surprenante que sensuelle, avec son I. Pod et sa guitare pour seul accompagnement, version inoubliable qui écarquille le coeur.
Anna chante aussi " A French Love " dans une atmosphère intime assumée qui laisse à rêver qu'on l'emmène pour une ballade en solitaire , mais attention , il faut se réveiller au plus vite ,car l'effleurer, çà serait vouloir embrasser la mélancolie et l'inquiètude, rouvrir des blessures, raviver des souvenirs.
C'est là tout son talent mais aussi tout son poison .
15:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25/04/2006
Impromptu
" Tu vas finir par me faire mourir de chagrin "
" Tant mieux ..... Comme ça on ne retrouvera jamais l'arme du crime "
10:57 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
22/04/2006
Vashti Bunyan : une douceur terrible
................ petites ballades amniotiques comme remontées du fonds de la vase de l'enfance, comptines suce pouce de temps révolus ( tion) d'avant la mondialisation , Vashti Bunyan n'appartient décidèment pas à ce siècle pourissant.
Elle porte en elle , comme on porte un enfant, quelque chose d'à jamais insaissisable, qu'elle ne donne à voir qu'un moment, si l'on ferme les yeux.
Elle murmure la langue des oiseaux, dessine avec son souffle une vaste fenêtre ouverte sur la baie, elle nous parle comme une petite fille qui s'invente un ami secret et remodèle un monde à sa convenance.
Dès les premières notes de "Another Diamond Day" qui ouvre le concert, on se sent transporté et doucement bercé: le temps se fige, le coeur un peu serré , on se prend à rêver que Nick Drake, le regard baissé ,ne surgisse de derrière un rideau et ponctue de quelques arpèges délicats ces moments d'infinitude...
Seul, peut être, Antony suscite le même type d'émotion mais sur un registre opposé,car si chez Vashti tout n'est qu'aspiration à la langueur et au partage, chez Antony ne règnent plus que douleur et solitude.
Ce sont de tels artistes qui rendent pour un moment le monde plus supportable, leurs chants tiennent à distance la terreur et la désolation.
Il faudra que je m'en souvienne sous la mitraille de la séparation...
12:30 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
20/04/2006
Happiness Is a Warm Gun Club
Jeffrey Lee Pierce nait au Texas au milieu des déserts pleins de fantômes et d'une foule de jeunes mecs ignorants et bornés qui s'emmerdent.
Après une enfance chaotique et bagarreuse, il joue les drop-out et parcourt les States de New York à Miami, de la Nouvelle Orleans à Los Angeles, poussant même jusqu'à la Jamaique et au Salvador . C'est le Ghost On The Highway, l'éternel Rider on The Storm , plus abimé que Morrison , mais bien plus authentique qu'autant toc .
Fixé ( c'est le cas de le dire ! ) en 1979 à Los Angeles , qui l'écoeure ( "un grand désert puant et emmerdant , rempli d'alcooliques " ) Pierce redécouvre le séminal Creedence Clearwater Revival, puis remonte jusqu'au delta , jusqu'à Robert Johnson qui le fascine.
En 81 sort l'incroyable Fire of Love qui dégage une force exceptionnelle , c'est un chaudron bouillant de blues pince sans rire ou Pierce se plonge dans ses obsessions sataniques , mélange d'imprécations vaudoue, gémissements et hurlements de prècheur hystèrique.
Ce disque vaut tout les albums des Doors , alors oubliez un peu le Lizard King , son imagerie surrealistico mords moi le shaman et ses poses alanguies , et ralliez vous à la beauté fracassée et à la rate eclatée de Pierce , ce Brando du swamp, le vèritable back door man.
17:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
19/04/2006
Le Film Que Vous ne Verrez Jamais : Beatrice Dalle Dans le Sixième Sens
Le saviez vous ? En 1997 notre Betty Blue se fait arrêter à Miami pour possession de cocaine sur le tournage du mauvais Ferrara The Black Out.
Déclarée indésirable par l'ambassade des Etats unis , elle se voit refuser son permis de travail alors qu'elle s'apprètait à tourner aux cotés de Bruce Willis dans le Sixème Sens, passeport assuré pour une reconnaissance internationale.
La vie est injuste .
17:28 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16/04/2006
James Taylor : La Nostalgie de la Boue / Mud Slide Slim (1971 )
J'ai tout juste seize ans lorsque sort l'album. Sur la pochette ( superbe photo d'Ethan Russel ) je remarque surtout les bretelles de James qui représentent un couple de chats qui regardent un croissant de lune . J'aimerai avoir les mêmes pour épater les filles , qui elles portent des robes indiennes et sentent le patchouli.
Je ne remarque pas que James Taylor , à peine plus vieux que moi ( 23 ans ) a déjà la maigreur caractéristique du junkie , qu'il flotte comme un fantôme dans un pantalon et une chemise beaucoup trop amples.
Je me fous bien du vitrail baba au verso , vantant les vertus des travaux des champs et de la famille avec maman bébé et tout le Saint frusquin puant l'eau bénite . Cà me fait suaire .
Je prèfère Neil Young et sa bible creuse cachant une seringue.
L'album s'ouvre sur " Love Has Brought Me Around ( tu parles !!! ) ou Joni Mitchell fait la seconde voix . On dit qu'ils sont amants . Je me dis qu'il à de la chance .
" You've Got A friend " est le tube planètaire de l'album, une ballade sucrée et un peu mièvre qui fait fureur dans les surboums . On recopie les paroles un peu concons pour draguer les filles qui comprennent l'Anglais.( ou qui font semblant !) Dès fois çà marche.
" Riding On A Railroad" parle de voyages , j'aime beaucoup ce titre , il me donnera envie de filer à Londres , puis à Amsterdam. Il y a une jolie partie de banjo . D'ailleurs c'est James Taylor qui jouera du banjo sur "Old Man" de Neil Young , chanson qu'on recopie aussi pour draguer les filles qui ne connaissent pas James Taylor.
"Mud Slide Slim'" donne son titre à l'album , le chanteur y parle de se construire une cabane au fond des bois. Danny Korchmar y prend un superbe solo de guitare électrique.
La face B s'ouvre sur " Hey Mister , That's me Upon The Juke Box" Images suicidaires et dépressives s'y succèdent , chacun y trouve ce qu'il y cherche comme ces snacks ou l'on peut apporter son manger.
"Close Your Eyes " est une ballade parfaite , trop parfaite.
"Machine Gun Kelly" est le fantasme hors la loi de petits junkies bourgeois qui rêvent de s'encanailler. On est loin du Bonnie and Clyde de Gainsbourg , autrement plus stylé.
" Long Ago And Far Away" donne la part belle à une Joni Mitchell très amoureuse et annonce son album Blue,ou elle déchantera tout l'été.
Le disque se clot sur "Isn't it Nice To Be Home Again" La chanson est interprétée seul à la guitare, elle ne dure qu'une poignée de secondes. Elle pourrait bien être la meilleure de l'album.
17:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Et un poème pour Mil ....
Noyé dans les temps somnolent
J'ophèlise comm' un sentiment
De vague alarme
De mèprise d'armes
Y a un pendu dans mon jeu de cordes
Pas à ton cou je te l'accorde.
J'em regard' passer pour un autr'
Un qui agitrai ses émois
La souris à volé ta quenotte
Elle avait un' dent contre moi.
Tu m'as rétrovisé en plein coeur
Quand ta voiture à mis les bouts
Et qu'mon fiston et puis sa soeur
Ont souri " a bientôt Papou "
11:13 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15/04/2006
Kevin Coyne expliqué aux jeunes génèrations
En 1979 , il collabore acec l'Allemande Dagmar Krauze, ancienne chanteuse du groupe Slap Happy, pour le disque des chansons d'un "musical" , babble, en partie inspiré des Moors Murderers, un couple de criminels célèbre en Angleterre
Les tabloids et la presse se dèchainent , le spectacle est interdit et le disque boudé . C'est un chef d'oeuvre.
Après le double album, Sanity Stomp (1980 ), où il est accompagné par les Ruts et par Robert Wyatt, Virgin ne renouvelle pas son contrat.
Coyne passe donc sur le label indépendant Cherry Red, qui publie Pointing The Finger (1981) et Politicz (1982 ).
Les années 80 sont cruelles pour Kevin qui sombre lentement dans la dépression avec des sautes d'humeurs , des accès de paranoia due à l'excès de boissons.
Divorcé , quasi ruiné , il enregistre sporadiquement des albums dispensables d'ou surnagent quelques titres mais reste toujours un performer de génie .
Il réémerge en 1989, fixé à Nuremberg ou il a exposé des peintures, publié des recueils de nouvelles et participé à des spectacles théâtraux.
Il décède d'une maladie respiratoire ..... Sa perte est immense , celle d'un conteur extraodinaire et d'un interprète poignant.
11:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14/04/2006
Kevin Coyne expliqué aux jeunes générations
Kevin Coyne grandit dans une famille ouvrière catholique de Derby. Après des études d'art, au début des années 60, il décide en 1965 de devenir travailleur social, à l'hopital de Whittingham ou il s'occupera surtout de vieillards et de personnes présentant des troubles psychiatriques, choix lié à la dépression nerveuse dont est victime son frère ainé Arthur. On imagine Coyne marqué par les thèses de Ronald Laing , l'antipsychiatrie , le cinéma naissant de Ken Loach.
En 1969, il descend à Londres, poursuivant la même activité dans le quartier populaire de Camden, s'occupant des alcooliques et des marginaux désaxés.
Parrallèlement, il fait ses débuts de chanteur dans Siren, un groupe issu du circuit underground londonien repéré par John Peel. Passionné de rock'n roll dans sa jeunesse, Coyne se tourne ensuite vers le blues d'Elmore James et de Muddy Waters.
Mais faute de succès et surtout d'argent, il doit splitter le groupe et reprendre son travail, il parvient cependant à enregistrer un album seul avec sa guitare, le sensationnel Case History (1972 ) où il raconte les personnages qu'il a côtoyés , adoptant leurs voix et leur langage.
Dans Marjory Razor Blade (1973 ) un double album publié par Virgin, il réinvente une sorte de blues rural, croisement entre Robert Johnson et Captain Beefheart qui impressionnera durablement le chanteur Arno fan de la première heure.
Sa voix un peu nasillarde et poignante, d'une nervosité insensée n'appartient à personne , elle est unique comme peut l'être celle de son ami Robert Wyatt. Unique également " House on The Hill" terrifiante complainte , fondé sur son expèrience de la folie.
Après Blame It On The Night (1974 ) , il tourne avec un groupe dont font partie Andy Summers et le clavièriste Zoot Money. En 1977 sort le double live In Living Black And White , un des meilleurs albums en public de tout les temps.
Cité par Johnny Rotten et Peter Hamill comme une influence majeure, il enregistre en 1978 Dynamite Daze dans lequel il rend hommage au mouvement punk, puis le très bon Millionaires and Teddy Bears (1979) , ou il fustige l'hypocrisie du show business.
a suivre .....
07:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note



