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30/06/2006
Trépasser Inaperçu
Trépasser inaperçu
Là où les autres s'affolent
Comme celui qu'on attend plus
M'allonger sur le sol.
Trépasser inaperçu
A l'ombre d'une ruelle
Sous le porche de ta rue
En matant le cul d'une belle.
Trépasser inaperçu
Dans tes bras Marie, ma femme
Et voir au delà des nues
Enfin s'élever mon âme.
Trépasser inaperçu
En pensant à mes enfants
A l'amour que je n'ai pu
Leur donner qu'en passant.
Trépasser inaperçu
Et tirer ma révérence
Sans regrets, sans retenue
Vraiment en toute innocence.
07:05 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : livre, musique.
28/06/2006
Mon Paradis En Enfer
Cd épuisé, comme votre serviteur, mais le seul qui me berce dans l'enfer que je traverse.
Traffic From Paradise , ma madeleine , mon disque de secours , mon kit de survie et de premiers soins. J'y retourne.
07:06 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27/06/2006
Lou, Y es tu ?
C'est dans la chambre de ma fille
Que je m'installe, que je m'instille
Tout est calme, plus de larmes
Je me dénoue, je me dèsarme.
Ours et poupées, peluches et livres
Je me défais, je me dèlivre.
Lou, y es tu ?
Je mets ma chemise
Lou, que fais tu ?
Je quitte ta ville.
06:42 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, livre.
26/06/2006
Votre Chronique Sur Mon Blog !!!
Je suis trop crevé pour pondre un article. Allez , qui s'y colle à ma place ?
06:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : musique
25/06/2006
The Final Crash : Bret Easton Ellis / Lunar Park
Interview après interview, Ellis se masque derrière de faux personnages , déclarant tout et son contraire.
Avec une froideur extrême, celle de la rigueur mortis, il s'interroge sur la filiation pour mieux se passer les liens père/fils autour du cou et serrer.
Dès lors, il n'est plus qu'une ombre, un exosquelette et Lunar Park la complainte tragique et touchante d'un moraliste qui décrit les moeurs inauthentiques d'un monde lui même inauthentique, celle d'un type lessivé qui arrive en bout de piste, et sanglotte dans le silence de sa salle de bains.
Comme moi ...
Pour Swamp.
11:36 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livre, cinéma, musique
24/06/2006
Poliziottesco ma qué ?
Ce terme pour le moins filé par le parmigianno pourrait se traduire par "policierésque". Le genre intronisé en 1972 avec la Polizia Ringrazia , retrouve aujourd'hui ses sanglantes couleurs grâce à Neo Publishing.
Les trois premiers films de la collection " Italie à main armée" dèclinent toujours le même improbable schéma manichéen: un flic solitaire made in Dirty Harry, prêt à imposer sa conception expéditive de la loi; de nombreuses cascades automobiles fauchées, et une violence sadique et sans limite.
Tous les charmes du cinéma bis sont au rendez vous : les plans approximatifs de poursuite montés dans un ordre différent selon les films , des scénarios aveugles sur la vraisemblance et un casting pour le moins hétéroclite ou se croisent vieux chevaux de retour ( Richard Conte, Arthur Kennedy) et jeunes étalons ( Luc Merenda de Chateauvallonne mémoire)
Avec leurs personnages de policiers élevés selon la loi du talion ( aiguille ), ces films ont souvent été taxés de réactionnaires ou de fascistes par des intellos au front populaire bas.
C'était oublier que scénaristes comme réalisateurs penchaient largement vers l'ultra gauche et fustigeaient autant la sauvagerie des criminels ( avides de revanche sociale) que les atrocités des complots policiers visant à installer un Etat fort.
Les magouilles et autres combinazioni de la vie politique sont également épinglées . Ainsi le fameux (fumeux !) "compromis historique" ( honni par l'extrême gauche" )qui vit les communistes italiens se rapprocher de la démocratie -chrétienne ( très chienne) pour un baiser de la mort plus proche de l'extrême onction que de la contrition.
Bonne nouvelle pour les fans , la collection "Italie à main armée " doit s'enrichir de deux nouveaux titres en Novembre : La Mort En Sursis, d'Umberto Lenzi, et Le Clan Des Calabrais, de Stelvio Massi .
A bas la Calotte !!
Collection " Italie à Main Armée" avec les films " Rue de la Violence (1973 ) de Sergio Martino, "La Rançon de la Peur" (1974) et "Brigade Spéciale" (1976) d'Umberto Lenzi
12:55 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : films, musique.
22/06/2006
Sur les traces de Piers Faccini
Son premier (véritable) album s'intitulait Leave No Trace. Ce coup de petit maitre avait laissé son empreinte et durablement bouleversé les coeurs de porcelaine.
Le très attendu Tearing Sky sortira le 31 Aout prochain.
Exilé pour l'occasion dans la ville des anges déchus, le bel Anglo-Italien a bénéficié du soutien actif de Ben Harper, qui a signé les harmonies vocales de Each Wave That Breaks , prêté quelques instruments anciens de derrière les médiators et certains de ses musiciens ainsi que son mentor et producteur JP Plunier.
Faccini s'est également adjoint (du shériff) les services du joueur de kora malien ballaké Sissoko et du guitariste américain Chris Darrow.
On parle déjà d'un ensorcelant recueil de chansons au songwriting affiné jusqu'à l'épure, d'un croisement entre le blues du delta et la chanson napolitaine.
Ses zelotes (dont je fais partie ) pourront juger sur pièce le 28 Juin : Faccini assurera ce soir là la première partie de l'un des cinq concerts de Ben Harper à l'Olympia.
06:43 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique
20/06/2006
Sauriens 8
Sauriens, je vous dis au revoir.
Chers crocodiles, chères caimans.
Le moment est venu de nous quitter. Votre sollicitude à mon égard mérite des remerciements.Quand j'avaisla colère au bout de la langue, vous m'avez anesthésié à coup d'anniversaires à fêter.
Quand j'avais envie de fuir, vous m'avez ficelé, de peur que je ne me blesse.
Quand ma voix se faisait menaçante, vous l'avez endormie à coups de règime minceur.
Vous avez été sournois et fourbes pour que je connaisse la sournoiserie et la méchanceté. Vous avez été d'une bètise satisfaite pour que je n'ignore plus jamais la bêtise. Vous avez été mesquins et sordides pour ma seule élévation. Petits soldats de plomb d'entreprise, vous m'avez enseigné la meilleure manière de tuer le temps sans en crever. Vous m'avez appris qu'une journée peut encore se tenir debout sur ses moignons.
Je vous observais à la dérobée. Chers sauriens, vous m'avez sauvé la vie.
En vous regardant ainsi, j'ai finalement compris ce que vos lèvres pincées tentaient de me dire.
Vous me disiez: deviens comme nous, meurs.
06:44 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sauriens 7
Le saurien est triste , triste à en pleurer des larmes de crocodiles. Il se regarde regarder le monde sans plus en faire partie. Paupières mi closes, il entrevoit le ciel d'ecchymose, la rue qui transpire, il entend le rire du métro avoisinant. Il n'y est pas, pas dedans.
Il n'avance plus ni ne recule qu'à l'intérieur de lui.
Le saurien triste a assassiné la réalité. Il purge sa peine dans une geole d'air, condamné aux pâles de la ventilation.
Cherchant de toutes ses forces un échappatoire, il plonge dans les eaux boueuses de sa tristesse qui l'entraine vers le fond, vers la vase.
06:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19/06/2006
Sauriens 6
Les sauriens de bureau, pour s'élever dans la hierarchie, empruntent l'ascenceur social. je prèfère prendre l'escalier.
Arrivés à la hauteur de leurs idoles enviées, ils délivrent un sourire de confection, un acte de contrition et s'inclinent à la gloire des feuilles de prèsence avant de filer, la queue entre les pattes, soulagés de regagner le marigôt.
Les sauriens n'aiment rien tant que le ronron de l'air conditionné.
Il suffit qu'ils vous voient vous lever pour appeler l'horloge parlante.
D'ailleurs, aucune raison d'étre discret, les sauriens ont une horloge dans le ventre, comme dans Peter Pan.
Jusqu'où peut aller ma solitude de congénère?
Parmi les piaillements des récureurs et les grognements de caimans, je n'entend jamais autre chose que mon déchirant silence, un silence d'ailleurs, amniotique, qui loin s'en faut , n'est pas la plus sure garantie d'avancement.
Assis devant mon bureau paysager, je l'écoute s'amplifier dans mon casque, devenir étourdissant.
Cramponné comme Ulysse à son mât, au travail à accomplir , aux coups de téléphone à passer, je mets ma tête en veilleuse, plongé dans les ténèbres soniques.
Je suis, de toutes les bêtes la plus solitaire.
Quand je quitte le marigôt et que je file vers l'air retrouvé, je suis plus seul qu'on ne peut jamais l'être en ce monde.
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