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23/02/2007
He Was A Friend Of Mine : Jawhar When Rainbows Call ....
Les lecteurs les plus assidus de ce blog s'en souviendront peut être: j'avais chroniqué ce magnifique album de Jawhar, Lillois que les hasards de la vie m'avaient fait rencontrer. Je me souviens d'un type discret et exigeant d'une rare humilité et surtout d'une gentillesse confondante en ces temps de cynisme oblige.
En ouvrant les Inrocks de cette semaine je trouve un superbe article de Richard Robert , critique éclairé , que je ne rèsiste pas au plaisir de reproduire içi.
"En visitant son site Internet ///www.jawharmusic.com on apprend que Jawhar, jeune Lillois d'origine tunisienne, porte en haute estime l'oeuvre de Nick Drake. Croyant avoir affaire à un énième clone dégénéré du génial songwriter anglais, on aborde son premier album avec circonspection. Une heure de pur ravissement plus tard, on remballe piteusement nos préventions. Ce garçon, qui manie accessoirement le oud avec une grâce confondante, a la classe: celle, supérieure, des musiciens aux ailes de géant.
Certes, ses arrangements délicatements fleuris ( contrebasse, piano, trompette, flûte ...) et sa voix déliée font penser à d'autres prestigieuses signatures- le Terry Callier princier des années 60, le Ben Harper souverain de Welcome to the Cruel World"
Mais son langage, trait d'union rêvé entre volutes folk-jazz et mélopées arabes, échappe quant à lui à toute tentative de classification.
Des classiques instantanés comme Fly on, Summer's Gone, The Road Up ou From Summer to Spring, admirable ballade transpercée en son coeur par des traits de violoncelle, ne peuvent être que les créations d'un esprit libre, totalement déniaisé.
Ce disque est incontestablement la meilleure chose qui soit arrivée au songwriting made in France depuis le premier album de Piers Faccini."
///www.jawharmusic.com
13:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
21/02/2007
Un Monde Frèmissant : Le Nouveau Monde De Terrence Malick
Oeuvre méditative, élègiaque, quasi incantatoire, sur la profanation dun paradis perdu, la confrontation épouvantable entre la barbarie de l'Occident et une culture panthèiste.
Le Nouveau Monde est un miracle, ordonné par le dèmiurge Terrence Malick qui peut tout se permettre tant il excelle en tout.
Une première heure quasi muette, hypnotique qui trouve sa respiration dans les battements de coeur des amants séparés, une alternance de plans sublimes sur une nature impermèable à la folie humaine ( personne ne filme le frèmissement d'une brindille comme Malick), des regards et des gestes au service d'une émotion palpable, des transparences aquatiques a se jeter à l'eau sans savoir nager.
Tout n'est plus que sidèration, ébahissement, qui nous amène à comprendre que ce nouveau monde à jamais perdu est moins une terre qu'un état d'esprit, l'image d'un arbre aux branches cassées qui s'élève vers la lumière.
D'une volupté édénique bouleversante, Malick nous renverse commeTruffaut nous avait renversé avec Adèle H, dont Pocahontas est la soeur d'âme .
07:03 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature
18/02/2007
You Speak And Speak And Then You Tube
Glané sur You Tube
une version incroyable de " Crazy" par Ray Lamontagne
des inedits D'Anthony avec Coco Rosie
John Martyn avec Danny Thompson pour un " Sweet Little Mystéry ' qui ne vous laissera pas un poil de sec...
20:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
14/02/2007
Flandres de Bruno Dumont: Apocalypse Pequenow
Ce film abrasif comme une toile émeri où la narration naturaliste d'une rare économie, sèche comme un coup de baton derrière la nuque, n'a d'ègale que la splendeur visuelle des images, demeure un mystère hébété sur lequel vient buter le regard du spectateur.
Bruno Dumont prèfère l'angoisse des questionnements au confort des rèponses, il filme "pour dèvelopper des anticorps".
Exigeant,animé d'une tension convulsive, il s'essaye AVANT TOUT à capter une vibration tactile, au diapason des corps, offerte comme un sexe qui dèsire.
Cette obsession de l'épure, grattée à l'os, marie en enfer le terrien, l'animal et la chair.
Fort de ce regard singulier, Dumont et son film orageux s'élèvent contre le sens et la morale et nous assènent sans mènagement que guerre et amour ne peuvent se confondre que comme deux catastrophes qui saccagent et rendent fou.
21:05 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature
11/02/2007
Lost To The World : Karen Dalton ( moins 7 )
Parfois les voix qui nous bouleversent le plus, au delà des larmes, sont celles les plus proches de l'abîme, celles couturées de souffrance, désertées par l'espoir.
Karen Dalton encore et toujours , je ne pense plus qu'à elle, belle comme une jeune Juliette Greco, ses paupières alourdies de street addict, sa " too far gone " attitude, son indifférence au monde.
Encombrée d'elle même Karen gardait les yeux fermés quand elle chantait, prèfèrant de loin jammer avec des amis, se foutant bien d'enregistrer.
"If i was where i would be, then i'd be where i am not" " Here i am where i must be, where i would be i cannot..."
Ce sera aussi mon épitaphe.
12:41 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature
07/02/2007
Little Girl Blues : Cat Power / The Greatest
On la dit d'une timidité maladive, portant en elle une mélancolie à fleur de peau sublimée par sa voix vibratile, faite pour le dépouillement, la nudité, jamais mieux servie que par la discrète rèverbèration d'un haut parleur " vintage ".
Fragile et bouleversante, elle s'adjoint sur " The Greatest "le luxe d'une production haut de gamme- les musiciens d'Al Green, rescapés du Menphis Sound - qui donne aux arrangements une souplesse et une élasticité sensuelle toute soul.
Bien sur, on pourra toujours gloser, dire que Chan passe du dénim rêche à la soie sauvage et que cette mue un peu douloureuse, un peu malaisée, entre langueur et dépression constitue une sorte d'étape initiatique qui laisse l'auditeur sur le bord du chemin.
Peu m'importe ces arguties vaines, "The Greatest" est un chef d'oeuvre et Chan Marshall me bouleverse autant qu'Antony. Tout le reste est littèrature.
20:48 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature
04/02/2007
En Fèvrier je lis, j'écoute, je vois
J'écoute: Cat Power : The Greatest
Soundtrack from Brokeback Mountain
Alain Souchon : Les Regrets
Je Lis : Richard Millet- Le Goût Des Femmes Laides
Hubert Selby Jr -Waiting Period
William Gibson- identification Des Schémas
Je Vois :
Bruno Dumont - Flandres
19:07 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature



