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26/04/2007
Que la Grande Crique me Croque : Mean Creek
Imaginez le Club Des Cinq laché sur la rivière de Délivrance, un hybride de Stand By Me matiné d'un soupçon de Bully, en moins apre et en plus subtil.
Mean Creek séduit d'emblée par sa modestie, la grande douceur de son filmage et surtout l'empathie de son point de vue.
Cette histoire d'ado complexé tour à tour victime et bourreau, renvoie a l'actualité immèdiate avec une élégance qui ne s'apesantit jamais.
Sans bruit tapageur, sans esbrouffe, en assumant ses choix, en filmant des corps d'ados et en soulignant à peine qu'un des gamins est élevé par un couple de pères, Jacob Aaron Estes finit par être bien plus subversif qu'un Larry Clark.
Entre chromo bucolique et noirceur de l'age ingrat , ce film bien plus retords qu'il n'y parait, nous entraine dans ses mèandres et nous laisse à nos interrogations.
En ces temps d'asepsie gènèrale , c'est déjà ènorme.....
20:50 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
18/04/2007
A Suivre .... Following Sean de Ralph Arlyck
Sean apparait d'abord comme un croisement ( à gauche ) de Denis La Malice et de Cohn Bendit, c'est surtout une petite peste remuante qui cabotine à outrance comme tout les gosses à qui l'on tend un miroir, court et se faufile partout, fume du hash ou en mange .
Sean à 4 ans, c'est un enfant du Flower Power, c'est aussi le personnage central d'un court mètrage,chaleureusement encensé par Truffaut lui même qui y vit peut être un lointain cousin de l'enfant sauvage,un Victor au pays de Manson.
Trante ans après, Arlyck repart sur les traces de Sean et c'est déchirant. Dèchirant comme le temps qui passe, celui des espèrances décues, de l'idéal qui se consomme dèsormais autant qu'il se consume, de la contre culture devenue culture marchandise.
Le film peut aussi se lire comme un essai sur la transmission, la parentalité, la recherche des utopies fracassées sur l'autel du réel, la façon d'appréhender le travail, le dèsir d'amèliorer sa condition opposé à celui de flirter avec le radicalisme.
Following Sean traite surtout, on l'aura compris, de l'ambivalence face à la résignation.
Au bout du compte, Sean n'a pas changé le monde comme l'espérait la Flower Génèration, pas plus qu'il n'est devenu un dealer de drogue comme le prédisaient les conservateurs, non, juste un type ordinaire avec une vie ordinaire, qui nous regarde avec une tendresse amusée et nous rappelle avec insistance que le destin ne peut être forcé, mais qu'il se nègocie, chaque jour , à chaque minute
07:10 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature
13/04/2007
Sacrée Apparition !!!!
En ce Lundi de Paques, comme une sublime apparition, surgi du golgothique Mont Des Oliviers Cathodiques, Bashung tel qu'en lui même, surpris de de se dècouvrir, mélange de candeur et de gravité empreint d'une timidité non feinte, pour une version hautement lacrymale d'un " Nights In White Satin" acoustique, sous les yeux embués (on imagine !) d'une Pascale Clark en pamoison.
07:15 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature
08/04/2007
Ceci N'est Pas Lovecraft / Lovecraft de Patrick Mario Bernard Et Pierre Trividic
Tentative de biographie psychique à travers l'oeuvre d'un vivant mort, d'une mobile écorchure, paysage mental d'un trop humain hanté par la peur, ravagé par la douleur de l'échec social et de l'exil intérieur,mais avant tout film d'une originalité proprement incroyable servi par un dispositif visuel qui réussit avec trois fois rien ce tour de force d'instiller une inquiètude prégnante et un malaise certain.
Parfois Lynchien tant dans son propos que dans son découpage d'un haletant nervosisme, cette sombre pelliculte comme piquée parfois d'un mildiou de couleurs satuurées, axée sur le dégout de la vie, la disparition volontaire, l'absence, cette biographie hallucinée dans laquelle Lovecraft réduit à une mince silhouette de bois traverse un à un tout les cercles de la désespèrance, ce portrait risqué et malaimable d' un sociopathe que les contingences n'intéressaient en rien et qui vomissait la vie me hante durablement comme une toux nerveuse que rien ne soumet.
Lovecraft un film de Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic ( Arte Video )
17:45 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature
06/04/2007
Paradoxe
Un bluesman c'est un type qui chante " early in the mornin'" et qui se lève à midi.
18:18 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature
05/04/2007
Less Is Cashmore
Michael Cashmore après avoir travaillé avec Current 93, Nick Cave et Marc Almond ( autre beautiful loser a la destinée tragique ) se penche sur l'épaule D'Antony.
The Snow Abides est un mini-album d'une délicatesse infinie, composé de cinq titres, dont l'ouverture et la fermeture sont des pièces instrumentales à l'austérité lacrymale, serties dans un écrin de facture classique.
Trois autres morceaux sont interprétés ou plutôt littèralement incarnés par le dèsormais cèlèbre et volatile Antony.
Antony est une Callas qui ne s'ignore pas, qui tutoie les cîmes les plus hautes.
Sa voix vibratile est languide caresse la musique avec la légéreté d'une éphèmère qui se sait condamner à mourir,en totale symbiose, comme en apesanteur.
Musique d'une pureté de cristal ( on croit entendre un timpani ) qui laisse toute sa place à la "Blue Note" et ralentit le temps.
The Snow Abides est sans nul doute l'un des sommets d'Antony, un pas vers l'absolue consolation.
10:49 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature.
03/04/2007
Seul Comme Jeff Costello
A Melville il sera beaucoup pardonné - ses faux proverbes zen, inventés de toute pièce et son orientalisme de bazar, sur lesquels on passera l'éponge, car Jean Pierre, s'était lui aussi complètement réincarné se forgeant un nom et une silhouette inimitable, vèritable marque de fabrique, que se réapproprièrent John Woo, puis Tarantino.
Le Samourai est un film splendide, épuré, à la morale bressonienne dans lequel le mythique Jeff Costello ( Delon alors à son zènith ) est plus une icône, une abstraction, qu'un personnage.
Impossible d'oublier sa gestuelle,sa façon d'allumer une cigarette, de relever le col de son trench ou de réajuster son feutre, sa manière de garer sa voiture.
Film de la solitude absolue, le Samourai frôle le manièrisme mais n'y tombe jamais, c'est un exercice de style , une variation ou Melville dilue un peu son génie dans l'auto plagiat, ce qui prouve qu'il est un maitre, un dèmiurge.
Le Samourai est presque trop parfait, c'est un film plein d'orgeuil et de distance, et c'est pourquoi je l'aime tant.
17:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
01/04/2007
En Avril J'ècoute , je Lis, je Vois
J'ècoute
Michael Cashmore : The Snow Abides
John Martyn : Grace And Danger ( Deluxe Edition )
Florent Marchet : Rio Baril
Je lis
Douglas Coupland : Toutes Les Famillles Sont Psychotiques (10/18 )
Je vois
Masters Of Horror Saison 2
Valèrie On The Stairs ( Mick Garris )
The Black Cat ( Stuart Gordon )
Le Samourai ( Jean Pierre Melville )
12:01 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature



