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25/05/2007
Autant En Emporte Le Van/ Miss America by Mary Margaret O'Hara
"Plus qu'une ètoile c'est une constellation qui est née". Ainsi parla le Melody Maker de cet album, qui ne se vendit pas spècialement bien mais que le bouche à oreille ( de Murat à Andy Partridge ) contribua à mythifier
On parlait alors de Mary Margaret comme d'un talent inspiré dont le perfectionnisme confinait à la dèmence et les concerts pèse nerfs à l'expèrience mystique.
Miss America, enregistré en deux semaines, mixé par Michael Brooke ( guitariste de génie injustement sous-évalué) , rètif à toute classification hative ne parlait que sa propre langue et retroussait ses jupes pour mieux s'affranchir des barrières passant allègrement du Jazz au Country et du Yodel au Scat .
Entre èglise et bouge, Al Green et Patsy Cline, cet album méconnu pourrait bien être le pendant fèminin du magnifique Astral Weeks, insufflant une vie nouvelle à des idiomes aussi rebattus que l'amour, la perte, le dèsir.
Parfois candide,souvent dèchirante, un peu indulgente aussi, cette " weirdo" hantée par l'échec ne fit que passer, laissant abasourdis Michael Stipe et Morrissey ( qui l'emploiera sur "November Spawned A Monster ") .
Sa musique courageusement individualiste lui confère dèsormais un statut d'icone mais Margaret s'en fiche , elle nourrit d'autres intèrets ( le dessin ,WB Yeats, ) et ignore sans doute tout du culte qu'on lui voue.
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Mes Enfants
C'est trop peu dire que vous me manquez
09:47 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature
21/05/2007
J'aime L'ennui/ Release The Stars By Rufus Wainwright
Lové dans son " chateau d'indolence" Rufus déposerait bien sa vie à nos pieds comme on jette aux ordures une défroque qui ne vous sied plus, si seulement il était capable de se lever et de marcher jusqu'à nous, mais sans dèfense comme un enfant boudeur, il ne songe même plus à bouger.
Il a beau nous jurer que "Release The Stars" a été conçu dans un état de pureté extrême ( comprendre "je viens de sortir de rehab ") , les vieilles habitudes ont la vie dure.
Et quand bien même...
Durant près de dix ans, il a prouvé qu'il était l'un des songwriters les plus doués qu'enfanta la Grosse Pomme, le chaînon manquant entre Oscar Wilde et Cole Porter, entre Thom Yorke et Jeff Buckley, nimbé par dessus tout d'un sens de la dèrision qui le vit poser en Ophélie préraphaèlite sur la pochette de "Want Two" et pour celà soit-il béni.
"Release The Stars" son cinquième album est une épiphanie, un dessillement,comme si notre Adonis avait soudain réalisé que le majuscule ennui Baudelairien, entre les mains d'un génie, pouvait devenir source crèative intarissable plutôt que malèdiction inguèrissable.
"I'm so tired Of You America" croone t'il prêt à initier une rèvolution dès qu'il aura réussi à s'extirper du sofa.
On l'aura compris" GoingTo A Town" addictive comme un opiacé est un single " Torch Song" à se damner.
D'ailleurs, curieux paradoxe, Rufus évolue sur ces douze titres à la manière d'un somnambule qui aurait gardé toute sa tête, trouvant félicité et espace là où tant d'autres se seraient fendu le crâne.
De crescendos euphoriques en langueurs placides et de chattes mines pauses en illusions ( celle du bonheur ) désavouées, Wainwright donne l'impression que la luxure à laquelle il aspire tant n'est tout au plus qu'un club privé déserté, et qu'il ne lui reste plus comme ultime parade qu'à se retirer dans son boudoir de mélancolie.
Ou je le rejoins sèance tenante.
20:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature.
17/05/2007
La Lune est une Dure Maitresse: Elliott Smith/ New Moon
Comme il serait tentant pour les apprentis Grissom de contempler ces inédits d'Elliott Smith " suicidé de la société" et d'en faire un exercice de détection en analysant chacun de ces couplets pour tenter d'y déceler une preuve, une èvidence de ce qui à mal tourné.
Et même si les thèmes abordés dans ce magnifique opus posthume ne sont plus pour moi que vieilles lunes ( sic) dealant (resic) avec la dislocation, le désappointement et l'addiction, la dèlicatesse de cette voix poignante qui évoque souvent le dernier souffle de la rèsignation transforme chacune de ces " Lost Songs " en gemme.
Qu'on se le dise avant toute chose, New Moon n'est en aucune façon un Cluedo sonore, et en dèpit d'une facture un peu embarassante ( qu'on peut assimiler au syndrome Jeff Buckley , pour le meilleur et bien souvent le pire ) on peut d'ores et déjà se dire que cet album vous fera une vie.
Ces 24 chansons enregistrées entre 95 et 97 ( circa Elliott Smith et Either /Or ) montrent à quel point Smith devait souffrir d'un cruel manque d'estime de soi pour les considèrer comme subalternes, alors que certaines d'entre elles comptent sans doute parmi ses meilleures, et aurait pu aisèment remplir la carrière de song writers bien moins doués.
Q'uil se soit senti incapable de leur insuffler l 'exposition finale en dit long sur son exigence artistique.
Chansons dépenaillées dans la lumière du jour qui dècline et qui me sont comme un crêve coeur d'une charge èmotionnelle inégalée que ma dèpression attise encore de mille feux supplèmentaires.
"Looking Over My Shoulder" suintant d'une mélancolie lacrymale insupportable de magnificence, comme un sanglot ravalé en bile amère.
Ballades en fin de course pour coeur déchiquetés, tandis que mon corps arc bouté lutte pour ne pas faillir et s'effondrer, refrains d'une légereté funambule, irrisées et aèriennes bulles de sensibilité que j'écoute broyé, noyé de larmes, comme on regarderait tomber la pluie, tandis que sous les rèverbères s'ètreignent les couples d'un soir, que passe le mètro aèrien et que mon cerveau s'embrase.
La fragilité D'Elliott Smith était paradoxalement sa plus grande force, et si cet au delà que j'appelle de mes voeux existe, je le devine assis sur un croissant de lune, échangeant quelques silences entendus avec Nick Drake dont il est assurèment l'un des hèritiers directs, là ou tant d'autres ne resteront jamais que de vains prètendants.
A ceux qui, chaque jour me sauvent la vie, merci.
13:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature
13/05/2007
Filez Garneau
Tombé par hasard,,sur la foi de quelques recommandations,sur Chris Garneau, interprète déjà inoubliable dont les murmures dèchirants me sont comme un ultime refuge au coeur de la dèpression.
D'une grace quasi surnaturelle, son souffle de soie est un prolongement de cet état de non être dans lequel je trèbuche au risque de me fracasser.
Plus dur sera le chut ...
11:48 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature
06/05/2007
NON
NON
21:04 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Cinèma, musique, littèrature
04/05/2007
In Cauda Venenum : Mo Hayder / Tokyo
Grey ( je suis jaloux de ce prènom que je voudrai tant mien ) jeune Anglaise au passé douloureux, quitte Londres et dèbarque à Tokyo à la recherche d'un vieux film dont l'existence est contestée. Film qui contiendrait dit on les seules et uniques preuves que des atrocitées ont été commises à Nankin en 1937. Grey mène son enquête, seule dans une ville inconnue et hostile......
Thriller haletant, d'ou suinte comme d'une plaie purulente une émotion poignante et formidablement poètique, personnages inoubliables " bigger than life" dont l'existence est batie sur quantité de fèlures et d'obsessions, Tokyo fascine par son tour de force, car sous couvert d'une intrigue policière à la facture classique, Mo Hayder nous parle d"elle au travers d'un parcours initiatique empreint de mysticisme, et nous livre ses blessures intimes avec une rare élégance.
Au delà d'un formidable "page turner" ce bouquin captivant soulève de multiples questions sur la rédemption et la capacité à assumer ses actes même et SURTOUT quant ceux ci relèvent de l'indicible, de la terreur pure, irraisonnée.
Il faut dèsormais ranger Mo Hayder dans la catègorie rare et prècieuse des contrebandières, qui utilise les mècanismes du système( içi le roman policier ) pour mieux le pervertir et y cacher ses entailles les plus profondes, procédé que je trouve remarquable d'intelligence.
C'est pourquoi même si Tokyo est un best seller, je tiens son auteur en haute estime...
22:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature
En Mai, j'ècoute, je lis, je vois
J'ècoute : Tom Waits: Mr Tom Waits Live In Akron Ohio
Patti Smith : Twelve
Susheela Raman : 33 1/3
Nosfell :Pomaïe Klokochazia Balek
Je (re) Lis : Bayon : La Route Des Gardes
Mo Hayder : Tokyo
Je Vois : Stuart Gordon : Edmond
11:53 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature



