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30/06/2007
Fanny ( Chiarello) How Times Slips Away
Un moment déjà que j'ai envie de parler de cette auteur lilloise, mais ce n'est pas facile. Tout d'abord parce que Mlle Chiarello fait flèche de tout bois et qu'elle est prompte à la rèplique, souvent cinglante, pour peu qu'on l'agace ou qu'on la dèconcerte.
Mais je prends le risque car il y à en elle un mystère, un paradoxe, qui ne lasse pas de m'intriguer.Ecartelée entre deux pôles, un farouche dèsir d'indépendance et un besoin encore plus grand de protection, elle ne se laisse jamais rèduire.
Elle revendique le droit à la futilité, et peut vous tartiner des pages ( souvent brillantes ) sur des sujets, qui d'une autre vous ferait fuir, et soudain au dètour d'une ligne, vous clouer d'émotion.
Elle est parfois injuste dans ses emportements comme dans ses louanges et alors, qui ne l'est pas? Sa fragilité excuse tout ses manquements.
Il y a en elle un frèmissement de pure adrènaline, une sensibilité qui confine à l'autisme,une exigence jamais dèmentie, et cependant des relachements, un goût pour la farce,la mystification, les blagues carambars et les fraises tagada.
Fanny a presque souvent autant envie de mourir que de vivre ( mais chut !!! il ne faut pas parler de ces choses là qui relèvent de l'élègance autant que de la revendication ), avec chevillée au corps la volonté farouche de se reconstruire autour d'une blessure , d'une inconsolation, mais aussi une immense lassitude, faite toute à la fois d'orgeuil et de modestie.
Fanny est une somme de paradoxes, urbaine elle rêve de cabane dans les bois, elle dèteste les calembours mais ne rèsiste pas à une bonne blague, entourée elle crêve de solitude, et seule se languit de bras aimants.
Mais le mieux c'est encore que vous la dècouvriez vous même. Elle parle de sa ville comme personne....
Fanny Chiarello: Push The Push Button ( Ed j'ai lu )
13:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature.
23/06/2007
Les Emois Des Cendres : Elvis Perkins
Elvis Perkins est orphelin , et alors ? J'en connais d'autres qui dèchantent aussi bien.
Oubliez le syndrome accablant " un autre fils de " et ralliez vous sans tarder à cette voix, parfois perdue dans des sentiments dont l'ampleur le dèpasse, mais jamais accablée. A mille lieux de tout calcul , Elvis Perkins n'est pas l'exploiteur cynique de ses propres fléaux, un Midas du cafard qui transformerait les larmes en royalties.
Son album risqué qui convoque maladie et terrorisme au chevet de l'insomnie ressemble à un costume mal taillé mais d'une étoffe rare.
Entre sècheresse et humidité, espoir et trou noir, si Elvis a morflé il a aussi pris une trempe: celle d'une éponge qui ne rejetterait plus son eau, celle d'un "initié " doué qui dèsormais ne fait plus qu'un avec sa souffrance, ce qui lui autorise toutes les audaces , toutes les impudeurs: à savoir un chant volontaire, affranchi ,qui monte au front dans toute sa vulnèrabilité et ose.
Album aussi barré que bigarré Ash Wednesday est avant tout une voix qui chuchote la désertion du sommeil, l'implacabilité de se survivre. C'est pourquoi il est indispensable.
10:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature
18/06/2007
En Juin j'ècoute, je lis, je vois
J'ècoute: Dans l'île aux oiseaux les èchos lointains de la fête de la musique, le bruissement d'un hèron, le clapotis de l'eau stagnante.
Elvis Perkins : Ash Wednesday
Maxime Le Forestier : Je veux quitter ce monde heureux
Coco Rosie : Live at the Guinguette.
Je Lis : Jean Kilbourne : Can't Buy My Love How Advertising Changes The Way We Think And Feel
Benjamin Berton : Foudres De Guerre
Je Vois : Un dégradé de gris ponctué de taches de couleur.
20:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
13/06/2007
Will The Wolf Survive ? Peter Wolf : Sleepless
Sorti en 2002 ce magnifique album, pour pur insomniaque ( j'en suis ), fleuron moucheté d'une inquiètude à fleur de peau que rien ne saurait altèrer fait mes nuits plus belles que vos jours.
Peter Wolf y alterne ballades bien senties ( sous les aisselles ) et rock nerveux et nous donne l'album que les Stones n'arrivent plus à délivrer depuis Exile On Main Street ( d'ailleurs les Glimmer Twins y apparaissent au meilleur de leur forme au détour de deux plages )
A noter ègalement le sublimissime " Five O' Clock Angel " ( du nom du premier verre de la journée) sous obèdience Tenessee Williams, d'une classe folle dans sa dèglingue élègante.
Amplis Fender à lampes, Stratocaster Vintage, orgue groovy en diable à faire exploser l'èrectomêtre, son incroyable de velouté, cette galette est une splendeur sensuelle et suave comme une soie sauvage.
21:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
07/06/2007
Suave
Je t'ècris
D'antalgie
Ou je gîte
Ou je gîs.
Sous l'humus
Une envie
Ton utèrus
A mon vît.
Je vivote
En îlote
En insulaire
Et te broutte
La motte
Et le derrière.
Comme un fourbe
Sous la tourbe
De ton minou
Que se courbe
Mon dèsir fou.
Si ma prose
Indispose
Les culs bénis
Alors j'exhulte
Que mon culte
Te soit acquis.
20:48 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature
05/06/2007
Tirage De Tête
L'ai tirée à part
Tirée à bévue
Tirée d'un traquenard
Aussitôt vue nue
Tiré les rideaux
Tirée la bècasse
La bête à deux dos
Tirée à la chasse
Tirée à la ligne
Et d'un mauvais pas
Tirée comme on signe
" Bon pour le trèpas"
L'ours qui à vu l'homme
T'a tirée aux flancs
Et verso rectum
T'as tirée à blanc
Tirez donc un voile
Sur ces vers myso
Tirée mon étoile .......
Suis sur le carreau.
22:31 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature
01/06/2007
" La vie est faite de morceaux qui ne se joignent pas " Jean Bart mon Hèros
Chanteur et multi instrumentiste suisse né en 1963, Jean Bart est une merveille d'intimité fragile. Minimaliste mais pointilleux, il évolue dans un univers traversé de réfèrences cinématographiques ( Carax, Truffaut, Antonioni ) où mélodies squelettiques et textes au vitriol esquissent un portrait lucide du désamour.
Ce spartiate sensible s'impose le luxe de la solitude tel un moine soldat s'entêtant à mener un combat qu'il sait perdu d'avance et choisit volontairement sa mise à l'écart.
C'est ce pas de côté, cette marche du crâbe, cette exigence d'une discipline ascètique confinant parfois à la perfection tête à claques qui lui donne autant de charme.
Entre pudeur et exhibition, floue jusqu'au vertige, affranchie de toutes convenances, sa lointaine proximité (sic ) n'est jamais convenance.
Bart ne s'excuse de rien.
Mélancolique, mais sans mèlo, ni colique, Jean Bart sous une torpeur de facade est un sombre reptile, un camèlèon, tour à tour assombri, sexué et canaille, puis soudain diaphane et éthéré comme une volute.
Ce maquisard d'orgeuil qui monte au front sous la mitraille du quotidien rance, écartelé entre la tentation de tricher et le dèsir de percer sa carapace m'est un modèle, car si pour lui comme pour moi la vie ne fait pas sens, sa musique est un lien que je serre autour de mon cou comme une écharpe de soie ( de soi ?)
11:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinèma, musique, littèrature



