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27/08/2007
"Je Hais La Vie"
Le héros romanesque est toujours quelqu'un qui se situe en marge de la vie, parce que, au mèpris de l'opinion, il va jusqu'au bout de ses possibilitées, de ses pulsions, de ses passions.
Soit qu'il attaque de front la société et réusisse à la conquèrir ( Julien Sorel, Rastignac, Vautrin ), soit qu'il se laisse écraser ( Madame Bovary, les personnages de Gogol, de Joseph Conrad)
Il peut arriver aussi que le héros romanesque se crée un monde autonome où vivre a son gré ses fantasmes et ses folies: Don Quichotte, Robinson Crusoé, L'Idiot de Dostoievski, Le Capitaine Achab de Moby Dick.
L'évasion peut prendre le biais du retour à l'enfance, de l'exaltation de l'enfance comme rempart contre la société, du refus de grandir. ( Dickens, Proust )
Pour se connaître soi-même et se guérir de son mal d'être- but de tout livre- il faut se jeter en avant, s'imaginer autre, renaitre avec un état civil neuf ou être orphelin.
Travail non pas d'introspection mais de prospection.
Explorer tous les moi possibles, au lieu de se pencher sur le seul moi réel.
Vouloir possèder toutes les femmes et n'appartenir à aucun sexe, être un voyou avec des manières de gentleman, être honnête pour vivre en hors la loi.
Hélas ce nest pas possible, alors comme Flaubert " Je Hais La Vie "

17:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature




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