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27/09/2007

Ereinté !!!

e38c2ed9c6607c4452b18b6b65c586b8.jpgJ'approche de tes mains,

Comme une envie d'être aimé

A la découpe de tes reins.

Je roule ma bosse .

En vain.

En salle gosse.

Fait de l'oeil au croupier

Trafiquant  sa roulette rosse.

Je mise sur ton as de pique

Pour te manger à la carte.

Et remettre le couvert..

Cet endroit à l'air dessert.

23/09/2007

Frères Humains Qui Après Nous Vivez : La Question Humaine

7ea8b598219ab3de5b428d9fd54a79de.jpgCet objet filmique inclassable avance implacablement, dèvorant tout sur son passage pour mieux le régurgiter, c'est un cauchemar éveillé, un transit tranchant aux coeurs des zones de non droit, qui oppose comme sur un ring l'ambiance feutrée mais délètère de l'entreprise au monde passionnel ( d'un conformisme étroit et d'une animalité viscèrale ) de la nuit, pour mieux les renvoyer dos à dos.

En effet , qu'est ce qui est singulier quand tout est partagé ?

Tout se (dé ) joue et se dèlite dès les premières secondes de ce film cannibale, sous la neige carbonique d'un brasier glacé: Almaric ( incandescent  et fragile comme un filament menacé de survoltage) nouveau kapo de l'armée des ombres du libèralisme ( veste noire, chemise blanche ) se disloque comme s'il portait sur son dos le cadavre des utopies.

Cadavre encombrant dont la décomposition s'exhale en un terreau fertile, mélange de rage froide et d'éthique irrèprochable dans son exigence de chaque instant ( et ne serait ce qu'à ce titre le film force le respect ) , où le moindre plan, le plus infime déplacement intime à la réflexion. Ce film là ne prend pas ses spectateurs pour des cons ( on n'est pas à Pirates des Caraibes )  et c'est déjà beaucoup.

Réflexion primordiale et citoyenne ( osons le terme )  sur le fait que travailler en entreprise aujourdh'ui nous ENGAGE, nous transforme , nous ècartèle entre animal docile ( chien qui aboie ne mord pas ) écrasé par la loi du profit et RESISTANT qui s'obstine à penser, à analyser, à plier sous le joug sans jamais rompre....

Rèpètons le : ce film têtu, d'une ambition folle, dont la morgue bravache à pour seul objet de montrer l'infilmable passionne autant qu'il irrite : infilmable en effet le langage et son étude en tant que puissante  arme idéologique et siège suprême du pouvoir, dans lequel l'humain se voit rèduit à une "unité ", une "pièce"

Ce travail de sape des mots savamment choisis qui attènuent l'expression d ela réalité  ( sèlectionner, éliminer, positiver) et permettent de supporter la violence extrême des rapports humains, cette phraséologie déshumanisante qui permet de traiter l'individu comme une simple unité de production, valide où non, glace d'effroi.

Passant d'une rave party hallucinatoire ( sur fond de Sènèque déclamé en rap, comme une collision entre deux barbaries renvoyées dos à dos ), vèritable traversée du Styx, au huis clos homéostatique des bureaux directoriaux, l'attention au corps ( regards, respirations, voix) indociles où soumis, tendus de dèsir ou rompus de fatigue , est fascinante.

Gèomètrie au cordeau, lumière étudiée, déstructuration des plages sonores, interprètation sidèrante ( Lonsdale plus Wellsien que jamais et un J.P Kalfon tranchant comme un rasoir ( qui à du jubiler du rôle )  sont les atouts majeurs de ce film âpre , qui peut parfois agacer autant par ses manièrismes  que ses partis pris rèducteurs ( quoi qu'on en dise l'entreprise n'est pas la shoah ... ) mais qui tendu par un foi indéfectible dans l'art et dans l'homme , conçus comme forces de rèsistance à la machine , reste un grand film qui rèussit ce tour de force : donner de la chair à une rèflexion intellectuelle .

22/09/2007

A Quelle Heure Ondine ?

12862fcbab2da711a18d2626fc5cb733.jpgPas né de la dernière averse

Ni même du dernier orage

Dût-il couler d'entre tes fesses

Sur mon visage.

Ainsi  songeait l'érotomane

En s'adressant à son aimée

Alanguie sur une ottomane

Sous elle les jambes repliées...........

18/09/2007

Aucun Express

a02734eeaa9cc97d0dce92650890985f.jpgAucune de mes notes ne vaudra ton sommeil.

Ce Qui Affleure ( 10 ) . Fin

c502e6e5aad5af2c480de1f5119ae550.jpgAllez, avoue, ce qui t'intrigue autant en moi c'est cette absence au monde.

Enseveli dans son tombeau de réalité.

Amoureux de la mélancolie des autres.

Se blottir contre un coussin dans le cagibi.

"Comment vas tu ? - je ne sais pas, je crois que je ne suis déjà plus vivant "

17/09/2007

Ce Qui Affleure ( 9 )

 

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Jubilation, en feuilletant un livre, à remarquer, à la légère adhérence des feuillets entre eux, qu'on en est le premier lecteur.

Pour me rassembler, raconte moi une histoire sur moi-même, j'ai juste besoin d'une version d'un moi agréée.

Se fabriquer une idée du sommeil au lieu de le laisser venir.

La nostalgie  de gens innoffensifs : souvenir de m'être endormi dans les bras de la monitrice lors d'un voyage en colonie de vacances .

Bruyant de son incapacité à s'exprimer : j'existe par le bruit que je fais.

13/09/2007

Ce Qui Affleure ( 8 )

Au moment où l'infirmière dit " Ne respirez plus, Monsieur ! " , envie de répondre " C'est mon souhait le plus cher, Madame.

Idée  que la plupart des gens, quand on leur donne la parole, déshonorent la notion d'humanité.

Regarde, le ciel, la lumière, les mouvements changent, tu ne peux pas être INVARIABLEMENT  désespéré.

Ne me regardez pas - j'écris .

Quand une femme croise mon regard, l'idée que la beauté vous garde pour toujours en sécurité

09/09/2007

L' Empire Contre Attaque : Inland Empire

4f890744ca10cedee178e397c6581c5d.jpgPeut-on encore parler de cinéma après la vision d'Inland Empire ? Plutôt d'un chaos sublime, d'une oeuvre aussi monstrueuse que sacrèment couillue, entre seppuku commercial revendiqué, haut le coeur craché sur le spectateur qui reçoit hébété des bouts de cervelle en fusion en pleine face, mais aussi traversée de zébrures d'une beauté sidèrante.

Film dégondé, débondé qui rompt crânement toutes les entraves et rètif comme un pur sang se cabre à toute tentative de rationnalisation.

Entre ensorcellement morbide et rédemption thérapeutique Lynch ordonne une hyperréalité hallucinatoire d'un érotisme à couper le souffle, composée essentiellement d'images mentales ( comme si l'on avait branché des synapses sur un projecteur )

Ce long voyage au bout de la peur, entre fascination et répulsion nous plonge sans prèavis dans un chaudron neuronal bouillonnant  dont on ressort éreinté, nauséeux, le visage malgré soi noyé de larmes dont on ne sait plus si elles sont d'épouvantes ou de bonheur.

Souvent sublime dans ses fulgurances ( des cauchemars de Francis Bacon à la détresse d'Edward Hopper ) parfois déconcertant et redondant, Inland Empire reste une expèrience unique aussi traumatisante que jubilatoire.

 

Pour Fanny Chiarello.

08/09/2007

Avis à La Population

2c57f51bc0a57486a0e6189c8f603786.jpgViiiiiiiiiiiiiiiiiiite !!!!!!!

Le Mystère Dylan

3041d8ece0ed2b94de07bf7eefe4e150.jpgDans le très bon Inrocks Spècial His Bobness, Francis Dordor livre une des clefs du mystère Dylan.

" Avec " Je est un autre" Dylan a pigé très tôt un tour de passe- passe dont il userait sans cesse pour réinventer son personnage, changeant de peau, de visions, de masques, de voix ou de garde robe.

Dylan c'est un arlequin en costume arc-en -ciel, une mirror ball qui tourne au plafond du mystère du monde, distribuant mille et un scintillements dont au moins un nous concerne, ou nous éclaire.

C'est un funambule, une éponge, un caméléon,un comédien et bien sûr un charlatan "

C'est cette capacité a sans cesse se transformer en lui même, ce côté métamorphe et Arsène Lupin qui me plait tant en lui. Comme tout les artistes Dylan est un imposteur, trop occupé a l'invention de soi, un généreux égoiste, un kleptomélomane dont la devise est aussi mienne  " Rendre plus que nous n'avons reçu. jamais moins, toujours plus."

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