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21/10/2007
Amère Est La Tristesse : Istanbul Souvenirs d'une Ville/ Orhan Pamuk
Evocation d'une ville, roman de formation, saisissant traité sur la mélancolie, Istanbul est tout celà à la fois, oeuvre protéiforme, foisonnante et somptueusement illustrée qui donne à goûter toutes les nuances de l'huzun " point de vue sur la vie " sentiment vague , un peu nauséeux, qui la cèlèbre autant qu'il la nie et que sous-tend une angoisse spirituelle diffuse, " un gel" de l'âme qui prècède l'élévation.
Caché dans le secret de son ombre complice Pamuk déroule le fil de bâve d'un sentiment noir qui nous servira de guide aux côtés de Flaubert, Nerval et Gautier.
Il déambule "mort, cadavre qui respire encore " arpentant sans relâche les couloirs de la mèmoire, expliquant l'immatériel, l'évanescent, avec l'élégance un peu gauche des grands pudiques, tout imprégnés de tristesse et surpris d'eux mêmes, content et souffrant d'être loin du monde et de vivre d'autres vies par l'imaginaire.
Istanbul Souvenirs d'une Ville dèchire le coeur car c'est l'autopsie d'un sentiment fondateur de toute oeuvre : la tristesse qui fait voir le monde comme au travers d'une vitre sale et dont toute l'habileté de l'artiste consiste à rendre les couleurs.
19:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature




Commentaires
Remarquable note pour un livre tout aussi remarquable...
avec Istambul Souvenir d'une Ville,Orhan Pamuk se réappropie un exercice autrefois reservé aux occidentaux;la description d'une ville orientale .Au fil de cette lecture on vagabonde de l'intime (la nostalgie,la mélancolie d'Istanbul,la naissance de sa vocation d'ecrivain)au décryptage géographique de cette ville-monde.
La photographie (prise par Ara GÜLER ) que vous avez choisi,
représente tout le livre;un homme seul sur un pont,mélancolique et solitaire ,marchant.....au coeur d'Istanbul ,qui semble içi se muer en un décor de cinéma expressionniste, noir et blanc , archaique, intemporel...
PS: "maintenant,je suis mon cadavre,un mort au fond du puit "......ainsi parle le miniaturiste de l'atelier du Sultan ,
peintre délicat qui disparait dés la premiére page et se raconte.......il s'agit du début d'un autre joyau d'Orhan Pamuk
Mon Nom est Rouge (enfin selon mon humble avis !!)
Merci pour la qualité et la finesse de vos choix
Ecrit par : Lucifer | 24/10/2007
Remarquable note pour un livre tout aussi remarquable...
avec Istambul Souvenir d'une Ville,Orhan Pamuk se réappropie un exercice autrefois reservé aux occidentaux;la description d'une ville orientale .Au fil de cette lecture on vagabonde de l'intime (la nostalgie,la mélancolie d'Istanbul,la naissance de sa vocation d'ecrivain)au décryptage géographique de cette ville-monde.
La photographie (prise par Ara GÜLER ) que vous avez choisi,
représente tout le livre;un homme seul sur un pont,mélancolique et solitaire ,marchant.....au coeur d'Istanbul ,qui semble içi se muer en un décor de cinéma expressionniste, noir et blanc , archaique, intemporel...
PS: "maintenant,je suis mon cadavre,un mort au fond du puit "......ainsi parle le miniaturiste de l'atelier du Sultan ,
peintre délicat qui disparait dés la premiére page et se raconte.......il s'agit du début d'un autre joyau d'Orhan Pamuk
Mon Nom est Rouge (enfin selon mon humble avis !!)
Merci pour la qualité et la finesse de vos choix
Ecrit par : Lucifer | 24/10/2007
ouille ouille ouille !!!
quelque chose de diabolique vient de se produire.......
mon commentaire qui se démultiplie ....
satané Doigts ,satané Clavier.....
Navré d'occuper tant de place sur votre Espace Vital !!!!
Ecrit par : Lucifer | 24/10/2007
Cher (e ) Louis Cypher
Faites donc fi de l'embarras que diable !!! Il vaut mieux deux fois le même commentaire éclairé qu'une seule fois quelques sombres notes d'intention.... On dit que l'enfer n'est pâvé que de bonnes intentions ( curieux paradoxe dont je suis friand ( à la viande )
Cette image d'un homme seul qui marche sur un pont est partout prèsente dans mon imaginaire, on la retrouve transposée dans la cèlèbre litographie d' Helnwein reprèsentant James Dean sous la pluie " Boulevard Of Broken Dreams ".... ( "dès qu'il franchit le pont , les fantômes vinrent à sa rencontre" puisque vous me parlez d'expressionisme , celà vous dit il quelque chose ?
Décidemment ce " Clavier " qu'il soit Christian ou d'ordinateur est vraiment un gros lourdaud .....
Ecrit par : Alain | 25/10/2007
Les commentaires sont fermés.