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29/02/2008
Ah Vice !!
A vos vies linéaires
Un démenti j'oppose
Que mes vies de pervers
Vous soient comme ecchymoses
A vos vies tant pareilles
Bonnes à jeter au feu
Que mes vies parallèles
Servent de désaveu.
A vos vies monochromes
A s'en jeter à l'eau
Mes désirs asynchrones
Vous feront tous la peau
A vos vies de bacilles
Avides de contagion
Qu'amère vous soit ma bile
Mon aversion.
A vos vies de cloportes
Tel un clou qu'on redresse
Je vous ferme la porte
Mon amour me caresse.
Enfin je vous oublie.........
21:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
26/02/2008
Une Larme Dans Le Brasier : Vic Chesnutt /Jose Gonzales Grand Mix 25/02/2008
..... Et tout d'abord la joie, ineffable, d'étonnement mélée. Enfin se retrouver à nouveau là, d'où les griffes de la dépression nous avaient brutalement dérivées, naufragé sur la mer des sarcasmes, Achab du pauvre, perdu en amer, écopant ses larmes.
Se reconnecter lentement aux sensations, comme un enfant qui s'étire dans les spasmes du sommeil, remettre doucement ses pas dans les traces par soi auparavant laissées, se convaincre que là, au pied de la scène, ne pourrait plus arriver rien d'autre que les pleurs, c'était bien là le moins.
Vic Chesnutt dont on gardait encore au coeur les bouleversantes mises à nu, apparu comme tout droit sorti d'une toile de Bacon, convulsé , la bave aux lèvres, écumant de la rage des condamnés à vivre, nous hurlait au visage un " Je suis un lâche"à vous geler le sang ,pour mieux sourire de son audace et de son impudeur à nous jeter au visage nos propres manquements.
Si "Le monde est une éponge" comme il nous le dit ce soir, il nous la jeta sans mènagement au visage pour nous obliger au dessillement.
Ainsi en alla t' il de" Ruby Tuesday" écartelée sans ménagement et gangbangée sur l'autel des désillusions, dépouillée de ses atours hippisants et rendu à sa rage initiale ( Loose your dreams and you will loose your mind )
On n'avait pas assisté à pareille prise de risque depuis Kevin Coyne dont Vic semblait soudain devenu l'ectoplasmique incarnation, le doppelganger: même vie jouie sous nos yeux, éjaculée dans la rage et la volonté farouche de mettre au tapis les saloperies du quotidien, de tordre le cou à la camarde, de faire rendre l'âme aux putasseries de toute sorte, de knock-outer sa douleur.
Comme un supplicié livré au brasier de sa seule volonté, Vic Chesnutt défoliait tout sur son passage, et de ce traumatisant holocauste , émergeaient soudain des instants d'une beauté extraordinaire, comme si sous les ruines et la cendre subsistait la trace d'un monde rendu à ses origines.
C'est peu de dire que José Gonzales eût fort à faire pour maintenir ce niveau d'émotion, mais s'y essaya t'il seulement ?
Comme il nous semblait soudain sage et appliqué ce croisement entre un Cat Stevens PostIslam et Manitas de La Bittas.
Tel un chien de guerre Vic Chesnutt avait tout drainé, tout cureté sans anesthésie, dès lors la douceur émolliente d'un Gonzales qui ne faisait que reproduire là ou l'autre avait sublimé peinait un peu à séduire.
Bien sûr " Put Your Hand On Your Heart" nous arrachait toujours autant de sanglots mais d'ou crevaient il ces gros bouillons? D'un savoir faire , d'une application,quand on n'avait plus qu'une seule envie , retourner se perdre dans le brasier, la rage et la fièvre, là où l'on ne nous donnait plus 'à voir qu'un clair de lune et la lisère d'une forêt.
A croire que Gonzales, lui aussi passablement ébranlé par la prestation hallucinée de Chesnutt, qu'il tint à faire ovationner, jetait le gant ( de velours certes), comme en pilotage automatique, se reposant sur un canevas époustouflant de maitrise mais réduit aux acquets.
On quittait à regrets le chevalet des tortures d'un Torqueimada, troqué contre un meuble en kit de chez Ikéa.
Pendant ce temps, Vic rendu à la nuit, accompagnait les derniers spectateurs... Demain serait à refaire....
11:53 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
25/02/2008
Words From A Friend
Il ya trente ans (1977 ) un ami m'écrivait ceçi.
Mont de la lune gauche sur le front, pour apaiser son corps et aller plus loin; reste de la main sur le haut du crane, pour caresser se rêves, se désirs, pour adoucir ses souffrances, pour cacher ses larmes, et cacher son arme.
Il écrit de la droite, sent la rivière/courant s'affoler à mesure que les mots s'inscrivent; sent la montagne se détacher au passage d'un nuage de laine et profite de l'instant, pourtant si court, qu'on jalouse......
Car la retombée est dure........
Une phrase
Une ligne
Un mot
C'est tout.
Le rêve ne reste que papier.
15:37 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23/02/2008
Du Sport .... Jamais : Rodolphe Burger
S'amusant avec espièglerie de simples samples et de loop y est tu, Rodolphe avance, nonchalant comme une langue de chat et balance une atmosphère suintante et mouillée, un inceste consommé entre Fantaisie Militaire et Love In Vain, songe éveillé un peu trouble, un peu moite, ou Robert Johnson bourrerait vite fait Marie, tandis que les Everly Brothers se palucheraient, juste avant d'être embarqués par la police des frontières..
Erotomane pince sans rire, pour qui tout fait sens, charnel et engagé, artisan et orfèvre, Rodolphe est l'homme qui murmurait à l'oreille des clitos. No Sport est un longue ballade enfièvrée , dont la sensation équivaut a poser ses pieds nus sur un carrelage frais par un soir d'été, avec dans son champ de vision la croupe offerte de sa (elle est pas belle ma ) chérie qui vous murmure " viens te recoucher, viens me retoucher ....
Bref, No Sport est un album qui donne envie...
21:40 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
21/02/2008
Je Vous En Prie Lisez Là !!!!

"Dans mes veines coule non pas du sang, mais de l'âme.
"Je suis absolument "déclassée"..... Je suis réellement, ABSOLUMENT, jusqu'à la moelle, en dehors de toute caste, de toute profession, de tout rang- Derrière l'empereur, il y a des empereurs, derrière le miséreux-des miséreux, derrière moi- LE VIDE.
ELLE ME SAUVE LA VIE ............
Marina Tsvetaeva (1892-1941 ) . Sténographe de la vie.
18:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
20/02/2008
Isn't She Lovely ?
Lou.
14:21 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
19/02/2008
To Be Continued ....
You speak and speak and colegram/ Labour and bour and ratatam
When i can't barely say a word/ Too numb to even move my arms
I'm out of your reach, out of this world.....
A walkin' tear, just a teardrop away.
Kiss me hard girlie/ and then make way.
19:10 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature.
14/02/2008
Valentine Rale !!!!
Marie rale, dans les rues les amoureux,
Mais pas le sien....
Se font des dèclarations/
Comme des constats d'accidents
Marie constate qu'elle est accidentée/
Et demande réparation.
Elle demande juste un peu d'attention/
Et dit attention.!!!!
Pour toi j'ai préparé un pot au feu
Devant le pot, morose
Je n'y ai vu que du feu
Là ou j'attendais des roses
Et des aveux.
Mes yeux font des étincelles ,
Quand tu éteins celle.
Qui t'aime le mieux.
Alain s'est démené comme un beau diable
Depuis qu'il vit en enfer
La Saint Valentin pour un diable
La belle affaire !!!!
Mais Marie ne l'entend pas de cette oreille
Qu'elle à jolie
Faut qu'on lui rende la pareille
Qu'on lui rende les honneurs.
A Marie mon coeur .
Alors à neuf plombes sonnées.
Je retourne à l'établi
Il attendra le lit
Marie m'a sommé
De lui dire que je l 'aimais.
Bon , Ben (é) voilà, c'est fait .....
20:50 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
09/02/2008
Vous En Voulez Encore ?
Ces mots qui tant me ressemblent
" Je ne tiens plus ensemble"
C'était just' les miens tu sais
Marguerit' m' les a volé.
A un baiser du dèpart
Du grand largage des amarres
Il en faudrait des Shéhérazad'
Des calins et des embrassades
Juste pour me remettr' d'équerre.
The world he don't care .
Dans les rue les jolies filles
Ont les yeux qui scintillent
Leurs petits seins haut perchés
A ma culbute sont un filet.
Tout' ces chatt's pas caressées
Tu parles d'un manque à gagner ...
Je regarde passer la vie
Mais je n'en fais plus partie.
Entre mes doigts comme du sable
Tout me touche mais rien n'est stable
Je vacille sans m'effondrer.
C'est çà être bien élevé.
Ne rien dire lorsque l'on chute.
Quelle élégance que ce Chut !!!!
C'est une question de maintien
Içi rien ne me retient.
18:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
03/02/2008
Le Feu Follet
Avoir ce don de double envie
Celui de tout ubi/quitter
Payer comme tribut à la vie
Le prix d'la pass et s'en aller.
En osant rompre l'existence
Comme on se déferait d'un joug
Sur le gachis avec aisance
Appuyer et se mettre en joue.
FEU
Du bucher de mes illusions
Voir les volutes s'élever
Tirer a blanc la conclusion
Quil vaudrait mieux s'évertuer
Mieux en finir et dans la tourbe
Jeter sa vie, jeter sa gourme
Comme on se jetterait d'un pont
Dans les bras d'une belle inconnue
Résolvant l'inadéquation
A terre être porté aux nues
13:20 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature



