27/06/2008

Velvet Morning

Vendredi matin maussade, petit crachin, petit cafard.Cette jolie ballade dans une version électrique aux accents velvetiens est comme une caresse . Aimez moi comme un enfant où alors pas du tout.

ps) bientôt plus de place sur ce blog, je vais devoir supprimer les notes les plus anciennes, retardataires , dèpéchez vous .podcast

25/06/2008

Fanny, you owe me one

images lef.jpgChère Fanny.

Je passe souvent sur ton blog et toi rarement sur le mien, en général j'aime plutôt bien ce que tu écris et toi rarement ce que je laisse içi. Mais c'est la vie et c'est très bien comme çà.

J'ai déniché une version de "Walk On By " que tu ne connais peut être pas . Je t'en fais cadeau.

Alain.
podcast

22/06/2008

Post Coitum ...... Tristan / Murat


podcast
Avec l'arrogance narquoise des autodidactes, notre éternel trousse culotte réussit l'impossible défi de réconcilier sans coutures apparentes riens moins que Rutebeuf et Robert Johnson.

Ménestrel priapique tout entier construit de ses contradictions, jamais rassasié, à l'abri des modes et des courants, Murat se glisse voluptueusement dans une thématique érotique frémissante comme une ondée de cyprine (imagerie pubienne omniprèsente ) où il introduit (sic) la notion de désespèrance mortifère indissociable de la jouissance, entre rage froide ( le sublimissime " L'hermine " et humeur maussade.

Chantre de la solitude des destins et des amours malheureuses ( mais en existe t'il d'autres ? ) cet enfant tout entier voué au plaisir et a ses petites contrariétées est une palpitation, un sismographe , a qui , comme aux enfants on se doit de pardonner les caprices.

Si j'étais femme j'acceuillerai volontiers son vit contre ma croupe.......images.jpg

17/06/2008

Spècial dédicace / Miloose

Celle là elle est pour toi, Mil.
podcast ps ) juste pour le plaisir de te faire marrer .imagesb.jpg

08/06/2008

Règlement De Conte: Un Conte De Noel


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images am.jpg..... et d'abord prendre le parti de ne parler de cette sidération de film que du strict point de vue des sensations, pour le reste les bloggeurs se reporteront a leurs exègètes préférés.

Brutale et vacharde autant que maitrisée et inconfortable, cette mise à nu des affects plonge dans un bain de fiction acide la plupart de ses membres, entortillés dans les liens du sang et  de la fratrie comme des victimes au poteau de torture.

C'est peu dire que le plaisir qui nous envahit, véritable jubilation jouissive de se retrouver ENFIN plongé cul par dessus tête à mille lieux des clichés sentimentaux en vogue et de la mièvrerie ambiente ainsi que du folklore régionaliste nous réconcilie avec une oeuvre au scalpel qui taille dans le lard, frappe d'abord et pose les questions ensuite.

Mais très vite cette euphorie sale gosse se transforme en douleur compassionnelle , fâce à ces êtres meurtris, couverts de bleus, en chute perpétuelle, si tendrement désenchantés.

Western " bergmanien" ou le shériff porte une étoile jaune, ou les indiens sont des enfants et le trésor une greffe de (substantifique) moelle, intensément physique, exalté jusqu'au nervosisme, brulant de l'intérieur, qui charge comme un taureau têtu et défiant en balançant des scènes bousculées comme on balance des gnons.

Viscéral, épidermique, urticant, déchirant, jubliatoire , à l'image de la vie même et interdit aux cons....qui nous cernent. Ils sont morts et nous sommes vivants, embrasse moi mon amour .

07/06/2008

Winterlong/ Bon Iver : For Emma/ Forever Ago

images bi.jpg


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Tout poisseux de dé(com)pression, pâle spectre livré à la nuit qui dévore, frissonnant derrière la fenêtre,bercé comme un enfant par le clapotis de la pluie.

Sur la platine, inlassablement Bon Iver, comme il fait bon se lover dans l'intimité presque génante de cette douleur timide.

Paroles magnifiques , d'une sobriété qui confine à l'épure, sans doute parce que naissant du silence d'une rupture et livrées brutes, sans sparadrap.

Elles sentent la bile noire et les sanglots réprimés, ce sont des plumes qui pèsent une tonne.

On y perçoit la fatigue morale, l'indifférence lisse face au dégoût qui monte en soi, mais exposée gentiment, avec cette délicatesse inquiéte et fièvreuse qui sont la marque des grands blessés.

Ces petits contes cruels ressassent l'absence de perspective, le manque et font parfois comme un écho lointain au somptueux " If I Could Only Remember My Name" de David Crosby.

Croyez moi, Bon Iver vaut beaucoup mieux que sa bio " Into The Wild " savamment mitonnée par la maison de disque à destination des bobos qu'on pansent.

For Emma, For Ever Ago, se porte comme une étole en lambeaux, tremble de peur comme un oisillon qu'on réchauffe dans ses mains et qui soudain se met à vous picorer le coeur.

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