29/02/2008
Ah Vice !!
A vos vies linéaires
Un démenti j'oppose
Que mes vies de pervers
Vous soient comme ecchymoses
A vos vies tant pareilles
Bonnes à jeter au feu
Que mes vies parallèles
Servent de désaveu.
A vos vies monochromes
A s'en jeter à l'eau
Mes désirs asynchrones
Vous feront tous la peau
A vos vies de bacilles
Avides de contagion
Qu'amère vous soit ma bile
Mon aversion.
A vos vies de cloportes
Tel un clou qu'on redresse
Je vous ferme la porte
Mon amour me caresse.
Enfin je vous oublie.........
21:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
17/06/2005
Blog Party
Qui sont les blogueurs?
Des gens entre 16 et 40 ans; mais la majorité a entre 20 et 30 ans. Ce sont des personnes majoritairement actives,même s'il y en a quelques -unes au chômage. Ils ont au moins le bac. Il y a deux tiers d'homme et un tiers de femme.
Quelles sont les motivations a l'origine du blog ?
Au départ, il n'y a pas forcèment d'intentionnalité.
Quelles ont les différentes catégories de blogs?
C'est un peu thématique,ce ne sont pas vraiment des catégories: il y a des blogs qui ont un contenu que je qualifie d'extime, où l'intimité de la personne est divulguée.
Il y a aussi des contenus plus "journalistiques", des gens qui ont un regard sur l'actualité, qui en font un remix, et qui donnent leur opinion dessus.
Il y a aussi des blogs à vocation de promotion personnelle: des écrivains, des dessinateurs, qui mettent leurs rècits,ou leurs dessins en ligne pour trouver des éditeurs..
Il y a surtout un mélange de ces différents types.
20:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13/06/2005
Florence
Son sourire éclipse tout le reste.
07:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31/05/2005
En dix mots
"i used to be a ghost but now i'm haunted "
07:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08/05/2005
Voir Bruges et mourir
Plutôt que la "Venise du Nord" Bruges m'est toujours apparue comme une ville mortifère, chargée de deuil, une ville qui charrie dans ses canaux, ses quais, ses arbres, sa grand-place, son béguinage, les lacis enchevétrés de ses ruelles mal-aisées bordées de maisons bourgeoises à pignons crénelés, où le temps semble à jamais figé, les miasmes méphitiques de la mort ou du deuil.
Ville close sur elle même, cité relique, sanctuaire urbain pour touristes médusés, désabusés, qui errent en canot ou en calèche dans ce décor Viscontinien de film restauré, vision figée, éternisée, du passé morose, écrin chagrin, d'une splendeur à jamais enfuie où ne guette plus âme qui vive hormis les bigotes casanières postées comme des sentinelles derrière leur écran de dentelle.
Bruges la morte , gagnée par le sommeil éternel suinte la nostalgie.
Si j'avais du courage , c'est là que j'irai me noyer ...
21:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29/04/2005
Un coup pour rien
Ce matin j'avais envie de commencer un poème.
Lui qui marchait sur des oeufs
Sentit se briser la coque
S'esquiver le frêle esquif.....
Puis plus rien ..... Panne séche....
Envie de parler des mémoires de Dylan ( hilarante et rouée) ou de la réédition de Judee Sill, Dreams Come True au merveilleux packaging....
Envie de dire combien la série Monk est attachante.....
Combien aussi ce vieux brigand de Mink Deville me fait toujours autant pleurer.....
Mais une lassitude diffuse et une grande mélancolie me laissent tout désemparé....
Tant pis , ce sera pour une autre fois ......
So Long ....
07:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24/04/2005
Ordalie mon addiction
L'addiction est une recherche hors de soi de ce qui manque à l'intérieur. Elle s'impose violemment à l'individu pour continuer a se donner l'illusion d'exister, sollicitation symbolique de la mort pour mieux relancer l'existence ou simplement savoir si elle vaut la peine d'être vécue...
Appel ambivalent lancés vers ceux qui comptent ( "je veux pas qu'on m'aime mais je veux quand même" ), elle dessine une manière ultime de fabriquer du sens et de la valeur, illustrant une volonté farouche de se défaire de la souffrance, de nommer l'indicible, de se débattre pour exister enfin.
Toute conduite sur le fil du rasoir est avant tout une tentative paradoxale de reprendre le contrôle de son existence, de décider enfin de soi quel qu'en soit le prix. C'est une épreuve personnelle pour tester une légitimité d'exister qui n'est pas , ou trop , ressentie.
Le jeu avec la mort est un pari pour exister, une forme donc de résilience, l'ultime moyen de maintenir un contact de surface avec un univers intime qui se dérobe chaque jour un peu plus à nos efforts. ( "payer l'ardoise ")
En ce sens, l'ordalie est un rite qui énonce une prédiction sur l'avenir en disant si l'existence mérite qu'on aille à son terme.
Le risque délibérément choisi procure une délicieuse opportunité de vivre à contre-courant, d'échapper brièvement au majuscule ennui en intensifiant le rapport à l'instant.
Chemin de traverse où aller en contrebande puiser du sens, rehausser un goût de vivre défaillant ou, souvent même, le retrouver après l'avoir perdu.
L'épreuve de vérité, qui naît du jeu sur le fil du rasoir, est une manière de mettre un instant l'existence à la hauteur de la mort pour s'emparer d'une parcelle de sa puissance.
A la condition expresse de s'exposer sans crainte au risque de perdre la vie, l'individu chasse sur le territoire de la mort et rapporte le sublime trophée qui est non pas un objet, mais une durée imprégnée d'intensité d'être.
Hélas de tels moments sont rares.
La mort symboliquement surmontée permet de continuer à vivre avec une force intérieure renouvelée.Elle restaure une relation au monde.
A l'état sauvage , l'ordalie est une quête de signification, une réponse de l'individu à la crise qu'il traverse.
A terme, elle permet à une vérité radicale de venir à jour et de trouver une réponse ferme à la question redoutable et terrifiante de la valeur de son existence.
15:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22/04/2005
Aphorismes
- La chaise est toujours assise.
-C'est voir petit que de voir grand.
-Les aveugles ne sortent pas la nuit.
Qui promène son chien est au bout de la laisse.
L'amour est aveugle et sa canne blanche est rose bonbon.
07:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16/04/2005
Et si on inversait les rôles ?
Hep vous là, aux pays des internautes , qui passez sur ce blog par curiosité, envie, ou hasard , si vous laissiez un commentaire pendant que je me repose..
15:59 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14/04/2005
Le Réveil dort
Un réveil fatigué a posé ses aiguilles sur la table de nuit. Il s'est glissé sans bruit sous les couvertures. Dehors la lune pleine veillle sur lui .
Peut être qu'il pleure... André Francois est mort lundi , à 89 ans.
Ses couvertures, du Nouvel Observateur au Monde en passant par le New Yorker lui valurent une réputation internationale et une exposition au Louvre en 1970 puis au Palais de Tokyo en 1986.
Ronald Searle disait de lui " André est un champion toutes catégories du graphisme et un jongleur artistique de génie.
En décembre 2002, un incendie avait éclaté dans son atelier , ravageant son contenu.
Un an et demi plus tard, André Francois présentait sous le titre " L'épreuve du feu " soixante oeuvres bricolées avec des coulures de plomb, sans esprit de lourdeur, preuves de sa vitalité.
Aujourd'hui le réveil dort dans mon lit et je m'apprête a partir au travail.
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