22/07/2008
Message Perso
Tu dis que je te manque.....
Mais est ce que je te manque autant que je me manque à moi même ?
C'est un devoir de "vacance "
Que d'être absent je le pense
Devoir que pour ma part je conjuguerai
Au subjectif de l'imparfait.......
18:13 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
18/07/2008
Exprès Sot
Mes enfants j'y pense
Comme on panse une blessure
Mes amours d'errance
J'en paye la facture
Mon père je compense
En sortant mes ordures.
19:38 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littérature
15/07/2008
Complètement Sonnet
Lettré en instance
Accusé de déception
Pour objet la transe
Comme ordr de mission.
Dans les interstices
Ou je fais mon nid
Que tes bras se glissent
Oh , ma tendre amie.
Vampire et vipère
J'attends la saignée
Laissez vous défaire
Osez me montrer
Ce qu'aux autres on cache
Et qui fait ma quête
Je meurs ou j m'attach'
Suis le lierre et la serpette.
Je suis un enfant
Tout ébouriffé
De larmes et de vent
Et presque étonné
D'être encore vivant.
ps) c'est volontairement que je ne donne pas de renseignement sur le titre musical. Ce sera mon jeu de l'été ...... Qui sont donc les acteurs interprètes de cette entêtante ritournelle ?
18:42 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
21/03/2008
Des Cendres
Descendre
Ne restera de moi
Que des cendres
De cet émoi.
Décombres
Scories
Tout m'encombre
Et m'ennuie
En finir
Oui, mais comment ?
Et que dire
En partant.....
J'étais si tendre
Si naif
Mon âme à vendre
Est mise à vif
J'ai froid, amour
Un froid de Lou (p )
Tes mains autour
De mon cou.
Ne retiennent plus
Qu'une évidence
Ma seule issue
L'absence.
Emmène moi
Jusqu'au canal
Dèlivre moi
De ce haut mal.
11:28 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
07/03/2008
Beam Me Up Scotty
Quand il parlait de l'écriture, son esprit devenait limpide et dur comme un diamant. " L'important en littérature, c'était le travail; l'ouvrage bien fait et pour l'amour de l'art, l'effort têtu et prolongé.
Sa lutte était terrible, une terrible lutte nerveuse, un terrible sacrifice.
Ce sacrifice avait besoin de probité, de responsabilité, de conscience, de sens du devoir, de jugement, de volonté, de précision.
Peut-être, dans sa jeunesse, avait-il été un papillon aux ailes couvertes de poudre iridescente.Puis il devint un soldat car " les conditions d'une vie artistiquement crétive sont si ardues, qu'on ne peut les comparer qu'aux devoirs d'un soldat en temps de guerre"
Un artiste est "un soldat à la frontière", qui lutte jour et nuit " non contre les Tartares et les Scythes, mais contre les hordes sauvages d'une mélancolie essentielle
15:21 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
21/02/2008
Je Vous En Prie Lisez Là !!!!

"Dans mes veines coule non pas du sang, mais de l'âme.
"Je suis absolument "déclassée"..... Je suis réellement, ABSOLUMENT, jusqu'à la moelle, en dehors de toute caste, de toute profession, de tout rang- Derrière l'empereur, il y a des empereurs, derrière le miséreux-des miséreux, derrière moi- LE VIDE.
ELLE ME SAUVE LA VIE ............
Marina Tsvetaeva (1892-1941 ) . Sténographe de la vie.
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02/12/2007
Exquis Cadavre : Guillermo Rosales/ les Mauvais Garçons
Attention !!! Ce livre est dangereux, oubliez le dans votre poche arrière et il serait bien capable de vous mordre les fesses jusqu'au sang en ricanant de plaisir.
Brûlant comme un météore, déboussolé comme une narcolepsie, ce voyage forcé au bout de l'intranquilité , éloge de la vie par procuration, est une déclaration de guerre.
Guerre absolue , totale et sans reddition contre la réalité mortifère et aliénante ou des gamins issus d'un croisement consanguin entre Bunuel et Pasolini torturent des lézards, font jouir le cadavre d'une jument et s'adonnent sans remords à des séances de masturbations frénétiques , avec pour seul refuge les bandes dessinées et les dessins animés ( de mauvaises intentions ) .
Soyez prévenus , Guillermo Rosales, suicidé de la société, vomit sa bile amère sur les petits bourgeois, les "assis " prêts à toutes les putasseries pour "en être ", la fulgurance de son génie confit dans la haine recuite et la détestation tout azimuts ne le place dans aucun camp, si ce n'est celui de ceux qui ne savent plus vivre qu'a l'orée du monde, reclus au milieu de la foule et des bruits ambiants , et qui , sous couvert de la nuit, se livrent aux coits les plus fous , jusqu'à l'apnée de la petite mort.
Ce court roman , écrit à 22 ans , est une bombe à fragmentation, une vague pleine d'émotion sarcastique, qui emporte tout sur son passage, un seau de déjections jeté à la face du lecteur, qui une fois la lecture achevé, choisira de remonter le drap sur lui ou de baiser la réalité à mort, pour mieux la faire s'évanouir.
16:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature.
02/11/2007
Magic And Loss : L'Année De La Pensée Magique /Joan Didion
Ecrit par l'ombre d'une ombre, une invisible, cette confession sur l'impossibilité du deuil me trouble jusqu'au vertige.
Il y a dans cette ascèse, cette tentative d'apprivoiser l'insoutenable, une véritable autopsie des mécanismes à l'oeuvre dans le travail de deuil et des vecteurs d'un retour à un semblant de vie.
Joan Didion semble tout droit sortie d'un roman de F.Z Fitzgerald. Elle possède l'élégance hautaine et innée d'une Zelda, comme elle, elle est une spéléologue des âmes.
Entre sècheresse clinique et monologue intérieur,son ouvrage, précipité de souffrance incrédule, d'une extrême et douloureuse honnéteté laisse abasourdi par sa lucidité de survivante.
Description minutieuse d'un égarement intellectuel, d'un désordre intérieur proche du séisme émotionnel, puis d'un fantasme de disparition pour ne pas trahir le défunt, et enfin d'un long et labyrinthique parcours vers l'apaisement, ce petit livre lancinant comme une fracture ouverte, chante le déni du temps, d'une voix étranglée par les sanglots, en recherche obsessionnelle de sens.
Dans la chambre de ma fille , laissée intacte après son départ, je réalise soudain que Didion écrit parce que tout ce qui lui reste, c'est justement le contrôle de l'écriture et que sinon, elle sombre.
Alors je frissonne..
13:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature
21/10/2007
Amère Est La Tristesse : Istanbul Souvenirs d'une Ville/ Orhan Pamuk
Evocation d'une ville, roman de formation, saisissant traité sur la mélancolie, Istanbul est tout celà à la fois, oeuvre protéiforme, foisonnante et somptueusement illustrée qui donne à goûter toutes les nuances de l'huzun " point de vue sur la vie " sentiment vague , un peu nauséeux, qui la cèlèbre autant qu'il la nie et que sous-tend une angoisse spirituelle diffuse, " un gel" de l'âme qui prècède l'élévation.
Caché dans le secret de son ombre complice Pamuk déroule le fil de bâve d'un sentiment noir qui nous servira de guide aux côtés de Flaubert, Nerval et Gautier.
Il déambule "mort, cadavre qui respire encore " arpentant sans relâche les couloirs de la mèmoire, expliquant l'immatériel, l'évanescent, avec l'élégance un peu gauche des grands pudiques, tout imprégnés de tristesse et surpris d'eux mêmes, content et souffrant d'être loin du monde et de vivre d'autres vies par l'imaginaire.
Istanbul Souvenirs d'une Ville dèchire le coeur car c'est l'autopsie d'un sentiment fondateur de toute oeuvre : la tristesse qui fait voir le monde comme au travers d'une vitre sale et dont toute l'habileté de l'artiste consiste à rendre les couleurs.
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20/10/2007
Cherche Asile : Alabama Song de Gilles Leroy
" Divorce de ton rêve . Tout de suite "
Un livre qui commence ( pratiquement ) par cette injonction définitive ne pouvait que me sèduire. De séduction, il sera beaucoup question dans Alabama Song, urticant opuscule, plongée dans les orties, traversée des humeurs ( sueur, sperme , crasse, cyprine ) et des nèvroses qui s'immiscent dans le silence des interstices.
" Toute vie est un processus de démolition " , affirmait Scott dans "La Fêlure ", démolition des corps assoiffés qui s'affrontent, s'entreprennent pour mieux se déprendre, en une lutte , une danse de mort et de luxure , âpre et sauvage.
Ambitieux, excessifs et provoquants , Scott et Zelda, jetés dans le ravin de la passion pour voir qui des deux rebondira le mieux et le plus loin.
Hélas l'amour est pyromane qui consumme la vie exagérée de ces deux flammèches propulsés sans mènagement dans le brasier de la vie mondaine.
De cette course folle à travers la vie, Zelda ne sortira pas indemne.
Malmenée, bafouée, tour à tour éperdue d'amour puis de haine, elle qui possèdait tous les dons ( peintre , écrivain, danseuse,) passe à côté de la reconnaissance, vampirisée par Scott, monstre trop humain, punie d'avoir voulu exister par et pour elle même.
Hymne à Zelda la magnifique, a qui il rend la voix et restitue l'incandescence, Alabama Song distille le poison d'un baiser qui se termine en morsure et dresse le constat impitoyable que tout artiste porte en lui un cannibale qui se nourrit du pillage de ses proies.
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