06/07/2008

Ovni soit qui mal y panse : Christophe/ aimer ce que nous sommes



S'il faut du temps pour être jeune, Christophe (à 63ans) s'isole et cisèle un écrin/ un écran sensoriel à la mesure de nos mélancolies . Las des poses et des moroses aplats il impose et désordonne un collage géant de sons, sensuelles sensations plus conformes à ses désirs. Fatigué des animaux à deux pattes et de leurs espoirs lilliputiens, il se joue de la nuit et de l'ennui pour se réinventer en ordonnateur de déchirantes pompes funèbres.

Aussi envouté que dérouté , pleins a ras bords et à ras le bol d'une tristesse poignante comme un poignard au poignet, compassé devant les cons qui passaient, il exhale et excelle à distiller le suranné parfum des petits plaisirs de la vie et de l'envie.

Saturnien et distingué monomaniaque, il ose toutes les audaces, en voyageur immobile, invoquant des transes contemplatives où le fantôme d'Antonin (M) Artaud croiserait le portier de nuit en un Lynchien rendez vous à l'hotel Costes, vascillant entre tentation et tension dans un hors cadre Baudelairien.

Par sa beauté suscitée, Christophe a ressuscité ( enfin presque ! ) un fantasme sonique ( il voulait Bashung "rapté " par Daniel Darc " Trop tard dit-il la magie était cassée" et Adjani n'a pas osé aller jusqu'au bout et dire " elle à tout avalée' ce qui convenez en aurait été sublime dans sa bouche de pute Florentine)

Comme tous ceux qui se vivent et se revendiquent comme une anomalie, Christophe et un doux rêveur et un dériveur, un chineur qui s'échine, un forain et un foreur, un chaman et un show-man, un "déchanteur", passeur d'émotions qui nous convie à un long et bouleversant dérèglement de tous les sens, pour un voyage où tout risque ne se confond pas avec touriste.

C'est un colonel Kurtz, conradien anti héros et c'est surtout, lui aussi ,un frère d'armes et de larmes, un caillou jeté dans les temps et sa fange.

ps) cette note est pour mes enfants.... qui un jour , je l'espère, aimeront ce qu'ils seront

 

03/07/2008

Enroué comme Bobby D

Coup de froid, fièvre, je vous laisse avec lui.
podcast

27/06/2008

Velvet Morning

Vendredi matin maussade, petit crachin, petit cafard.Cette jolie ballade dans une version électrique aux accents velvetiens est comme une caresse . Aimez moi comme un enfant où alors pas du tout.

ps) bientôt plus de place sur ce blog, je vais devoir supprimer les notes les plus anciennes, retardataires , dèpéchez vous .podcast

25/06/2008

Fanny, you owe me one

images lef.jpgChère Fanny.

Je passe souvent sur ton blog et toi rarement sur le mien, en général j'aime plutôt bien ce que tu écris et toi rarement ce que je laisse içi. Mais c'est la vie et c'est très bien comme çà.

J'ai déniché une version de "Walk On By " que tu ne connais peut être pas . Je t'en fais cadeau.

Alain.
podcast

22/06/2008

Post Coitum ...... Tristan / Murat


podcast
Avec l'arrogance narquoise des autodidactes, notre éternel trousse culotte réussit l'impossible défi de réconcilier sans coutures apparentes riens moins que Rutebeuf et Robert Johnson.

Ménestrel priapique tout entier construit de ses contradictions, jamais rassasié, à l'abri des modes et des courants, Murat se glisse voluptueusement dans une thématique érotique frémissante comme une ondée de cyprine (imagerie pubienne omniprèsente ) où il introduit (sic) la notion de désespèrance mortifère indissociable de la jouissance, entre rage froide ( le sublimissime " L'hermine " et humeur maussade.

Chantre de la solitude des destins et des amours malheureuses ( mais en existe t'il d'autres ? ) cet enfant tout entier voué au plaisir et a ses petites contrariétées est une palpitation, un sismographe , a qui , comme aux enfants on se doit de pardonner les caprices.

Si j'étais femme j'acceuillerai volontiers son vit contre ma croupe.......images.jpg

17/06/2008

Spècial dédicace / Miloose

Celle là elle est pour toi, Mil.
podcast ps ) juste pour le plaisir de te faire marrer .imagesb.jpg

07/06/2008

Winterlong/ Bon Iver : For Emma/ Forever Ago

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podcast
Tout poisseux de dé(com)pression, pâle spectre livré à la nuit qui dévore, frissonnant derrière la fenêtre,bercé comme un enfant par le clapotis de la pluie.

Sur la platine, inlassablement Bon Iver, comme il fait bon se lover dans l'intimité presque génante de cette douleur timide.

Paroles magnifiques , d'une sobriété qui confine à l'épure, sans doute parce que naissant du silence d'une rupture et livrées brutes, sans sparadrap.

Elles sentent la bile noire et les sanglots réprimés, ce sont des plumes qui pèsent une tonne.

On y perçoit la fatigue morale, l'indifférence lisse face au dégoût qui monte en soi, mais exposée gentiment, avec cette délicatesse inquiéte et fièvreuse qui sont la marque des grands blessés.

Ces petits contes cruels ressassent l'absence de perspective, le manque et font parfois comme un écho lointain au somptueux " If I Could Only Remember My Name" de David Crosby.

Croyez moi, Bon Iver vaut beaucoup mieux que sa bio " Into The Wild " savamment mitonnée par la maison de disque à destination des bobos qu'on pansent.

For Emma, For Ever Ago, se porte comme une étole en lambeaux, tremble de peur comme un oisillon qu'on réchauffe dans ses mains et qui soudain se met à vous picorer le coeur.

28/05/2008

Trompe le Monde

Sans confession, vous me donnez

Le bon dieu, mais .... ne pas s'y fier

Car soudain.... pris au trouble jeu

M'opacifier  je sais

En tirant au flanc quand je tire des lignes

Je tire à blanc ....même les plus malignes.

Je tire mon épingle, et sans piercing

Je les rends cingle (ées)

Sans faire le forcing

Il y a chez certains timides

Une émotion insoupconnée

Une espèce de tension torride

Qui fait songer

A des étreintes, a des moiteurs

A des baisers

Dont j'revendik les droits d'hauteur.

Il y a chez certains empruntés

Une gaucherie tellement touchante

Comme un désir d'être berçé

Qui vous enchante

Méfiez vous de l'eau qui mord

Vous pourriez bien être surprise

Car une fois sous mon emprise

Jetez aux orties les remords

Et puis jetez aussi le reste

Je vous en prie, n'ergotons pas

Permettez que je  lache du lest

Entre vos draps.

Sans confession vous me donnez,

Le bon dieu , mais

M'opacifier je sais.

 

 

 

22/05/2008

Taillage De Plume

Une soudaine lubie d'en découdre

Avec les pressions de sa robe
podcast
Troublé comme par une prise de poudre

Je n'ose que ce qui se dérobe.

Comme un désir d'hostilité

De vous faire mordre la poussière

A commencer par l'oreiller

Votre refus , c'est ma prière.

Envie de me donner du Mâle

Vous en faisant ma douce amie

Mais .... vous vous faites porter pâle

Sans même m'envoyer au tapis.

Dans l'ombre, derrière votre sourire.

Vous campez sur mes positions

Il me tardait tant d'en finir

Que mes doigts sous votre jupon

Se frayent un chemin de traverse

Vers cette bouche que nous taisons

Que sur moi vous pleuviez averse

Je n'crains pas les inondations.

Ne vous déplaise ma chère complice

De vous effleurer l'épiderme

Sans vous baiser , c'est un supplice

Dont nul ne sortira indemne.

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ps)  READ AND PLAY VERY LOUD

Dans Un Mouchoir

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Ce qui pleure en moi

Je ne le sais pas

D'ou vient cette blessure

Cette ouverture

C'est une béance

Je pense.

Un manque à être

Dont je me dépêtre

Plus ou moins bien

Mais çà n'est rien

Pas grand chose

Une épine de rose

Qui restrai planté

J'lai pas cherché.

L'abandon

Ne donne aucun don

Mon coeur se serre

La belle affaire

On vit tous çà

Tu crois pas ?

Je suis comme vous

Mi sage, mi fou

Putain sincère

Tout m'indiffère

Et cependant

Tout m'est tourment.

 

ps) Hey swamp, tu la trouves pas sublime cette version ?

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