19/02/2008
To Be Continued ....
You speak and speak and colegram/ Labour and bour and ratatam
When i can't barely say a word/ Too numb to even move my arms
I'm out of your reach, out of this world.....
A walkin' tear, just a teardrop away.
Kiss me hard girlie/ and then make way.
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23/01/2008
Love Scories
Descendre
De cette histoire
Ne restera
Dèrisoire
Q'un petit tas
De cendres
Dérisoire
Par le vent
Balayées
Comme poussière
Qui fait ciller
Jolies paupières
Ce mauvais temps
Vous fait pleurer
Quel piètre amant
Tu fais.
06:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature.
19/01/2008
Celui Qui Essaye : Amours Suprêmes Daniel Darc
Survivant du quotidien monochrome, rompu sous la charge psychopompe comme un Noureiev claudiquant soudain transformé en vieillard par la disgrace d'un MEGAshoot de MEGAmanque ( pas le manque de dope, Daniel n'a pas de problèmes de dope, il n'a que des SOLUTIONS de dope, le manque de LOVE, ETERNAL LOVE, quand LOVE vaille que vaille s'épelle L.U.V et se jouit L.U.S.T ) ennemi juré de la prophilaxie, Daniel Darc inventorie le chaos mollasson de ce siècle défait comme une pute yougoslave au matin blême, les yeux mi-clos, las de tout, avec une élégance un peu compassée, celle d'un vieux cheval de retour, d'une haridelle brisée par le fouailler, qui laisserait passer la course, pour mieux se moquer des efforts, lui qui n'a nul besoin de .......
En autodidacte timide et témèraire qui se complait dans le martyr ( martyr c'est pourrir un peu ) portant la tunique de Nessus d'un narcissiste orgeuil, Darc, s(a) igne avec " Amours Suprêmes" un album SALUTAIREMENT DANGEREUX, chaotique et émouvant, qui en appelle aux MUQUEUSES, aux SECRETIONS INTIMES, mais aussi au triste foutre post-coitum ( animal tristus ) de la mélancolie.
D'une simplicité NUE ( et d'autant plus bandante !!!) et d'une candeur enfantine, Amours Suprêmes est un bouleversement constant, une sidération. NI PLUS, NI MOINS.
Celui qui essaye, comme il aime à se définir, me piquant la formule au passage, siège désormais,dans une épilepsie synchrone à la droite de Bashung Impèrator ( terrassant dans L.U.V ) et à la gauche de Brutus Jeffrey Lee Pierce et laisse derrière lui un chant de bataille qu'il traverse en boitant un peu, d'un haussement d'épaule, une larme sèche et un soupçon de barbe pour compagnie.
Le cimetière de la variétée française n'abritera jamais sa carcasse piégée et c'est tant mieux.....
ps) Hep, vous là, aux pays des bloggers , vous roupillez où quoi , un PUTAIN d'article comme celui - çi mérite des commentaires..... Allez , on se bouge ....
17:00 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature.
13/01/2008
Un Bilan, Des Bileux.....
Parti pris de radicalité assumé pour cette année 2007, dont ne subsiste après écrèmage.
Film de l'année : La Question Humaine.
Série de l'année : Les Oubliées ( à l'aune de la médiocrité de la production télèvisuelle francaise , on n'est pas loin du chef d'oeuvre )
Livre de l'année : L'Année De La Pensée Magique. Joan Didion
Reprise de l'année : Crazy In Love ( Anthony )
Album de l'année : The Pirate's Gospel. Alela Diane.
Emballement de l'année : Mathieu Amalric
Dégoût de l'année: "La Storytellisation" de la politique, la "Novlangue" des entreprises.
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02/12/2007
Exquis Cadavre : Guillermo Rosales/ les Mauvais Garçons
Attention !!! Ce livre est dangereux, oubliez le dans votre poche arrière et il serait bien capable de vous mordre les fesses jusqu'au sang en ricanant de plaisir.
Brûlant comme un météore, déboussolé comme une narcolepsie, ce voyage forcé au bout de l'intranquilité , éloge de la vie par procuration, est une déclaration de guerre.
Guerre absolue , totale et sans reddition contre la réalité mortifère et aliénante ou des gamins issus d'un croisement consanguin entre Bunuel et Pasolini torturent des lézards, font jouir le cadavre d'une jument et s'adonnent sans remords à des séances de masturbations frénétiques , avec pour seul refuge les bandes dessinées et les dessins animés ( de mauvaises intentions ) .
Soyez prévenus , Guillermo Rosales, suicidé de la société, vomit sa bile amère sur les petits bourgeois, les "assis " prêts à toutes les putasseries pour "en être ", la fulgurance de son génie confit dans la haine recuite et la détestation tout azimuts ne le place dans aucun camp, si ce n'est celui de ceux qui ne savent plus vivre qu'a l'orée du monde, reclus au milieu de la foule et des bruits ambiants , et qui , sous couvert de la nuit, se livrent aux coits les plus fous , jusqu'à l'apnée de la petite mort.
Ce court roman , écrit à 22 ans , est une bombe à fragmentation, une vague pleine d'émotion sarcastique, qui emporte tout sur son passage, un seau de déjections jeté à la face du lecteur, qui une fois la lecture achevé, choisira de remonter le drap sur lui ou de baiser la réalité à mort, pour mieux la faire s'évanouir.
16:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature.
14/11/2007
Dans La Peau De Bob Dylan
Solitude intérieure, inexorable sentiment de perte, de dévastation et de corrosion, problèmes d'incommunicabilité, difficulté et souffrance d'appartenir malgré soi au terrible moule social, failles qui craquèlent sous la placidité ambiante, foideur et cynisme qui masquent la détresse, tels sont mes fardeaux, tout comme vous.
J'attends "Im Not There" comme un sauvetage improbable, une rencontre entre deux singularités qui ne veulent appartenir à personne.
Dylan est un vacillement dépassé par les incarnations qu'il s'invente. Comme moi, mon amour, comme nous.
10:33 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature.
20/10/2007
Cherche Asile : Alabama Song de Gilles Leroy
" Divorce de ton rêve . Tout de suite "
Un livre qui commence ( pratiquement ) par cette injonction définitive ne pouvait que me sèduire. De séduction, il sera beaucoup question dans Alabama Song, urticant opuscule, plongée dans les orties, traversée des humeurs ( sueur, sperme , crasse, cyprine ) et des nèvroses qui s'immiscent dans le silence des interstices.
" Toute vie est un processus de démolition " , affirmait Scott dans "La Fêlure ", démolition des corps assoiffés qui s'affrontent, s'entreprennent pour mieux se déprendre, en une lutte , une danse de mort et de luxure , âpre et sauvage.
Ambitieux, excessifs et provoquants , Scott et Zelda, jetés dans le ravin de la passion pour voir qui des deux rebondira le mieux et le plus loin.
Hélas l'amour est pyromane qui consumme la vie exagérée de ces deux flammèches propulsés sans mènagement dans le brasier de la vie mondaine.
De cette course folle à travers la vie, Zelda ne sortira pas indemne.
Malmenée, bafouée, tour à tour éperdue d'amour puis de haine, elle qui possèdait tous les dons ( peintre , écrivain, danseuse,) passe à côté de la reconnaissance, vampirisée par Scott, monstre trop humain, punie d'avoir voulu exister par et pour elle même.
Hymne à Zelda la magnifique, a qui il rend la voix et restitue l'incandescence, Alabama Song distille le poison d'un baiser qui se termine en morsure et dresse le constat impitoyable que tout artiste porte en lui un cannibale qui se nourrit du pillage de ses proies.
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27/09/2007
Ereinté !!!
J'approche de tes mains,
Comme une envie d'être aimé
A la découpe de tes reins.
Je roule ma bosse .
En vain.
En salle gosse.
Fait de l'oeil au croupier
Trafiquant sa roulette rosse.
Je mise sur ton as de pique
Pour te manger à la carte.
Et remettre le couvert..
Cet endroit à l'air dessert.
06:45 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature.
23/09/2007
Frères Humains Qui Après Nous Vivez : La Question Humaine
Cet objet filmique inclassable avance implacablement, dèvorant tout sur son passage pour mieux le régurgiter, c'est un cauchemar éveillé, un transit tranchant aux coeurs des zones de non droit, qui oppose comme sur un ring l'ambiance feutrée mais délètère de l'entreprise au monde passionnel ( d'un conformisme étroit et d'une animalité viscèrale ) de la nuit, pour mieux les renvoyer dos à dos.
En effet , qu'est ce qui est singulier quand tout est partagé ?
Tout se (dé ) joue et se dèlite dès les premières secondes de ce film cannibale, sous la neige carbonique d'un brasier glacé: Almaric ( incandescent et fragile comme un filament menacé de survoltage) nouveau kapo de l'armée des ombres du libèralisme ( veste noire, chemise blanche ) se disloque comme s'il portait sur son dos le cadavre des utopies.
Cadavre encombrant dont la décomposition s'exhale en un terreau fertile, mélange de rage froide et d'éthique irrèprochable dans son exigence de chaque instant ( et ne serait ce qu'à ce titre le film force le respect ) , où le moindre plan, le plus infime déplacement intime à la réflexion. Ce film là ne prend pas ses spectateurs pour des cons ( on n'est pas à Pirates des Caraibes ) et c'est déjà beaucoup.
Réflexion primordiale et citoyenne ( osons le terme ) sur le fait que travailler en entreprise aujourdh'ui nous ENGAGE, nous transforme , nous ècartèle entre animal docile ( chien qui aboie ne mord pas ) écrasé par la loi du profit et RESISTANT qui s'obstine à penser, à analyser, à plier sous le joug sans jamais rompre....
Rèpètons le : ce film têtu, d'une ambition folle, dont la morgue bravache à pour seul objet de montrer l'infilmable passionne autant qu'il irrite : infilmable en effet le langage et son étude en tant que puissante arme idéologique et siège suprême du pouvoir, dans lequel l'humain se voit rèduit à une "unité ", une "pièce"
Ce travail de sape des mots savamment choisis qui attènuent l'expression d ela réalité ( sèlectionner, éliminer, positiver) et permettent de supporter la violence extrême des rapports humains, cette phraséologie déshumanisante qui permet de traiter l'individu comme une simple unité de production, valide où non, glace d'effroi.
Passant d'une rave party hallucinatoire ( sur fond de Sènèque déclamé en rap, comme une collision entre deux barbaries renvoyées dos à dos ), vèritable traversée du Styx, au huis clos homéostatique des bureaux directoriaux, l'attention au corps ( regards, respirations, voix) indociles où soumis, tendus de dèsir ou rompus de fatigue , est fascinante.
Gèomètrie au cordeau, lumière étudiée, déstructuration des plages sonores, interprètation sidèrante ( Lonsdale plus Wellsien que jamais et un J.P Kalfon tranchant comme un rasoir ( qui à du jubiler du rôle ) sont les atouts majeurs de ce film âpre , qui peut parfois agacer autant par ses manièrismes que ses partis pris rèducteurs ( quoi qu'on en dise l'entreprise n'est pas la shoah ... ) mais qui tendu par un foi indéfectible dans l'art et dans l'homme , conçus comme forces de rèsistance à la machine , reste un grand film qui rèussit ce tour de force : donner de la chair à une rèflexion intellectuelle .
09:55 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature.
17/09/2007
Ce Qui Affleure ( 9 )
Jubilation, en feuilletant un livre, à remarquer, à la légère adhérence des feuillets entre eux, qu'on en est le premier lecteur.
Pour me rassembler, raconte moi une histoire sur moi-même, j'ai juste besoin d'une version d'un moi agréée.
Se fabriquer une idée du sommeil au lieu de le laisser venir.
La nostalgie de gens innoffensifs : souvenir de m'être endormi dans les bras de la monitrice lors d'un voyage en colonie de vacances .
Bruyant de son incapacité à s'exprimer : j'existe par le bruit que je fais.
18:25 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : cinéma, musique, littèrature.



